Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Amis du Devoir
    Connectez-vous

    Les meilleurs voeux de… Karim Ouellet

    3 janvier 2017 | Florence Sara G. Ferraris - Avec Paul Cauchon | Musique
    L'auteur-compositeur-interprète québécois Karim Ouellet
    Photo: Guillaume Levasseur Le Devoir L'auteur-compositeur-interprète québécois Karim Ouellet

    Que retenez-vous de 2016 ? Quels sont vos plus grands espoirs pour 2017 ? Le Devoir a sondé l’âme de cinq personnalités qui partagent pour vous leur pensée. Nous poursuivons notre série de capsules — en textes et en vidéos — avec l’auteur-compositeur-interprète Karim Ouellet.


     

     

    Secouée par une importante violence, l’année 2016 demeurera longtemps marquée par de profondes cicatrices, croit l’auteur-compositeur-interprète québécois Karim Ouellet. Catapultée à l’avant-scène par autant de porte-voix qu’il existe de téléphones intelligents sur Terre, cette violence a été fortement amplifiée au cours des derniers mois, notamment à cause des réseaux sociaux. « Aujourd’hui, c’est vraiment difficile de passer à côté, avance l’artiste. Quand on ouvre Facebook, Twitter ou Instagram, on a des gens d’un peu partout qui nous parlent presque en direct, qui nous disent qu’ils ont peur, qui ne savent pas s’ils seront là demain, qui cherchent leurs enfants… Et il n’y a plus de caméra professionnelle ou de journaliste entre nous. »

     

    De Bruxelles à Alep, en passant par Istanbul en Turquie, Orlando dans le sud des États-Unis et Ouagadougou au Burkina Faso, toute cette violence n’est pas sans lui rappeler les horreurs génocidaires du Rwanda de 1994. « À l’époque, ma famille était là-bas, raconte-t-il. Nous avons rapidement été rapatriés au Canada, sains et saufs, mais ce n’est pas le cas de tellement de gens. Tout ce que je souhaite, c’est que, à l’image de ceux qui ont pu retourner à Kigali après le génocide, tous ceux qui le désirent et qui quittent Alep en panique puissent un jour rentrer chez eux en toute sécurité. »

     

    L’année qui vient de s’écouler aura également été marquée par l’élection surprise de Donald Trump aux États-Unis, un coup d’éclat que le jeune musicien s’explique encore bien mal. « Tout au long de cette élection, je me disais que ça n’arriverait pas, laisse-t-il tomber, avec un léger rire. Je ne suis pas le seul, nous avons été nombreux au soir [du 8 novembre] à être complètement sous le choc. »

     

    Un choc qui, Karim Ouellet l’espère, s’atténuera au cours des prochains mois, avec l’arrivée au pouvoir du nouveau chef d’État. « J’ai hâte de voir ce que sa présidence va amener, s’il va aller jusqu’au bout de ce qu’il a dit », avance-t-il. Surtout, « j’ai hâte de voir ce que ça voudra dire, à long terme, pour ceux qui ont voté pour lui. Ont-ils des regrets ? Vont-ils déchanter ? J’ai bien hâte de voir ce que l’avenir leur réserve et, par le fait même, ce qu’il nous réserve aussi, par la force des choses en tant que voisins du nord. »

     

    « Je souhaite — j’ose espérer — que 2017 nous apporte un peu plus de solidarité, renchérit le jeune homme originaire de Dakar. À une époque où on se demande ce qu’on peut faire pour aider quand on est si loin, un élan de solidarité ne pourra pas nous nuire. »













    Envoyer
    Fermer
    Les plus populaires

    Abonnez-vous à notre infolettre. Recevez l'actualité du jour, vue par Le Devoir.