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    L’année… d’Erik West-Millette (et de Leloup, bien sûr)

    Le premier gala de l’ADISQ et le gala de l’industrie se tenaient jeudi à Montréal

    27 octobre 2016 |Sylvain Cormier | Musique
    Autant l’album «Paradis City», de Jean Leloup, avait rallié les suffrages en 2015, autant les spectacles qui en sont issus sont plébiscités cette année.
    Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Autant l’album «Paradis City», de Jean Leloup, avait rallié les suffrages en 2015, autant les spectacles qui en sont issus sont plébiscités cette année.
    Relire notre couverture du Premier gala de l'ADISQ

    On ne sait pas encore si Jean Leloup triomphera au grand gala de l’ADISQ ce dimanche comme il a triomphé à celui de l’an dernier, mais si l’on jauge les probabilités à l’aune du joli lot de statuettes raflées au « gala de l’industrie », qui avait lieu jeudi à la SAT, c’est déjà la fête à Paradis City.

     

    Autant le disque avait rallié les suffrages en 2015, autant les spectacles dudit album — les deux spectacles ! — sont plébiscités. Le principal compétiteur de Leloup, constate-t-on, est Leloup : il a fallu choisir entre « Jean Leloup et son orchestre en concert à Paradis City » et « Le fantôme de Paradis City », spectacle en solo. Est-ce que ça allait diviser le vote, comme on dit en politique ? Pas assez, faut croire. Leloup se voit donc bombardé « metteur en scène de l’année » pour l’extraordinaire mouture solo, coiffant la mise en scène de sa version orchestrale au fil d’arrivée. Pareillement, c’est la conception d’éclairage de Jean-François Couture pour Leloup solo qui l’emporte, aux dépens du même Couture pour Leloup full band. Le sonorisateur Pierre-Luc Beaulieu, lui, avait le champ libre dans sa catégorie : le défi du Leloup orchestral était de toute évidence plus costaud.

     

    West Trainz aussi

     

    On s’attendait moins à la belle récolte d’Erik West-Millette et ses collaborateurs pour l’aventure musico-ferroviaire de West Trainz : c’est pour ainsi dire le projet d’une vie que l’on récompensait jeudi, à la fois au « Premier gala de l’ADISQ » (présenté pour la première fois sur les ondes de Télé-Québec, en direct du Métropolis) et au « gala de l’industrie ». Album instrumental de l’année, réalisation de l’année, arrangements de l’année (avec Olaf Gundel et Martine H. Crispo), de quoi faire l’année d’Erik West-Millette. Pour cette sorte d’entreprise hors de l’ordinaire, ce n’est pas rien.

     

    Autre motif de réjouissance, autre certitude aussi certaine que la place de Leloup : la victoire de l’album Ultramarr de Fred Fortin, au titre de « Prix de la critique ». Foi de critique, on aurait enquêté pour débusquer les dissidents, si le Félix était allé ailleurs. C’est plus que de l’unanimité : on peut parler de respect à grandeur de communauté. Le même Fred et son acolyte Pierre Girard sont aussi repartis avec le Félix de la prise de son et du mixage. Pareil doublé pour Koriass, dont l’album Love Suprême a été retenu pour le contenu et le contenant : album hip-hop ET pochette.

     

    Partage chez les anglos

     

    Chez les anglos — et les francophones s’exprimant en anglais —, on se sera réparti les récompenses, témoignant d’une scène musicale plus que jamais riche et diversifiée : Patrick Watson a obtenu le Félix du spectacle, Coeur de pirate celui de l’album, et Half Moon Run celui de l'artiste québécois s’étant le plus illustré hors Québec. On peut ajouter le Félix de l’album de l’année — réinterprétations, décerné à Brigitte Boisjoli pour son hommage à Patsy Cline.

     

    Et si tous les « albums de l’année », a priori, se valent, et si la plupart des prix « industriels » font surtout plaisir à ceux que ces prix concernent dans l’industrie (on trouvera la liste complète des lauréats sur le site adisq.com), on signalera néanmoins quelques bons coups. La palme à l’album Tokyo dans la catégorie « adulte contemporain » constitue une sorte de consécration pour Ingrid St-Pierre, tout autant que le Félix attribué en country à Renée Martel et Patrick Norman pour leur premier album en commun est la marque d’une bien belle fidélité. Pareillement, le Félix hommage décerné à Yvan Dufresne salue un véritable pionnier de la chanson populaire au Québec. Mentionnons encore Bernard Adamus (alternatif), Boogat (musiques du monde), Susie Arioli (jazz), Nicolas Pellerin et les Grands Hurleurs (trad), parmi les nombreux gagnants.

     

    Sans oublier François Pérusse, qui au moment de célébrer les 25 ans de son premier Album du peuple se voit gratifié de deux autres statuettes pour le Tome 10 de la série : personne au Québec, sachez-le, n’a vendu plus de disques cette année. L’humour, en déduit-on, ne connaît pas la crise. Au contraire : l’industrie du rire s’en nourrit.

    Autant l’album «Paradis City», de Jean Leloup, avait rallié les suffrages en 2015, autant les spectacles qui en sont issus sont plébiscités cette année. Erik West-Millette Cœur de pirate












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