Mimes électriques - Les magiciens des cordes vocales
À la première écoute de l'album Jam Zero du groupe autrichien Bauchklang (littéralement: «sons du ventre»), publié il y a trois ans mais paru ici l'an dernier, la berlue s'est emparée de nous. Le disque de ce «vocal groove project» commence par une pièce d'allégeance techno, avec des harmonies jouées à merveille, planantes, spacieuses et riches de textures. À en croire nos oreilles, on se dit que les machines ont été magnifiquement programmées, les textures admirablement déployées. Pourtant, dès la deuxième pièce, on se met à douter. Les sons entendus sont ceux de la voix.
«C'est sans doute en raison du son de la caisse claire», explique le chanteur Johannes Weinberger. Sec, net, ce son rythmique fait croire à de vrais instruments. Dès lors, on se dit qu'on a affaire à une version musicale et versée dans les sonorités africaines et jamaïcaines du défunt duo des Mimes électriques.
Bauchklang a été sacré en l'an 2000 découverte de l'année aux exploratoires Transmusicales de Rennes. Le groupe est à Montréal pour deux soirs au Festival de jazz. Incrédule, on ira les entendre, ne serait-ce que pour jouer les saint Thomas afin d'en avoir le coeur net.
Weinberger explique que l'approche sur scène est différente de celle en studio. Le chanteur affirme qu'aucun bidule électronique ne vient à la rescousse des vocalistes: «Sur scène, on n'utilise aucun échantillonneur, pas de Vocoder, par d'Octaver, seulement du délai et de la réverbération.» En studio, le groupe d'anciens potes de l'école utilise des séquenceurs. Donc, c'est la voix pure et ses diverses possibilités qu'on entendra.
Sortes de Bobby McFerrin exploratoires, Bauchklang prône les prestations a cappella. Mais ne leur parlez surtout pas de barber shop quartet (probablement pas plus que de McFerrin, on imagine). «Nous avons travaillé pendant deux ou trois ans pour explorer avec des microphones et peaufiner notre son», ajoute Weinberger. Le groupe a travaillé avec des boîtes à rythmes avant de faire la connaissance de Karl Schrumpf, dont les capacités à émettre des sons percussifs est tout simplement renversante. «À partir de cette rencontre, on a pu commencer à explorer des styles électroniques, avec des trucs de DJ.»
«Dès le premier jour, nous avons décidé de n'utiliser aucun instrument», résume le bassiste vocal Alexander Böck. «Nous ne tentons pas d'impressionner par les voix mais de faire danser avec de la bonne musique.»
Il ne faut pas voir Bauchklang comme une réaction à la musique électronique et à sa froideur. «Nous sommes influencés par cette scène. Ce n'est pas une réaction. Nous voulons faire une musique a cappella pour que les gens puissent danser.» Plus que de nous retenir par des prouesses techniques, Bauchklang convainc par la force de ses compositions. Sur la scène Groove aujourd'hui et demain à 22h.
«C'est sans doute en raison du son de la caisse claire», explique le chanteur Johannes Weinberger. Sec, net, ce son rythmique fait croire à de vrais instruments. Dès lors, on se dit qu'on a affaire à une version musicale et versée dans les sonorités africaines et jamaïcaines du défunt duo des Mimes électriques.
Bauchklang a été sacré en l'an 2000 découverte de l'année aux exploratoires Transmusicales de Rennes. Le groupe est à Montréal pour deux soirs au Festival de jazz. Incrédule, on ira les entendre, ne serait-ce que pour jouer les saint Thomas afin d'en avoir le coeur net.
Weinberger explique que l'approche sur scène est différente de celle en studio. Le chanteur affirme qu'aucun bidule électronique ne vient à la rescousse des vocalistes: «Sur scène, on n'utilise aucun échantillonneur, pas de Vocoder, par d'Octaver, seulement du délai et de la réverbération.» En studio, le groupe d'anciens potes de l'école utilise des séquenceurs. Donc, c'est la voix pure et ses diverses possibilités qu'on entendra.
Sortes de Bobby McFerrin exploratoires, Bauchklang prône les prestations a cappella. Mais ne leur parlez surtout pas de barber shop quartet (probablement pas plus que de McFerrin, on imagine). «Nous avons travaillé pendant deux ou trois ans pour explorer avec des microphones et peaufiner notre son», ajoute Weinberger. Le groupe a travaillé avec des boîtes à rythmes avant de faire la connaissance de Karl Schrumpf, dont les capacités à émettre des sons percussifs est tout simplement renversante. «À partir de cette rencontre, on a pu commencer à explorer des styles électroniques, avec des trucs de DJ.»
«Dès le premier jour, nous avons décidé de n'utiliser aucun instrument», résume le bassiste vocal Alexander Böck. «Nous ne tentons pas d'impressionner par les voix mais de faire danser avec de la bonne musique.»
Il ne faut pas voir Bauchklang comme une réaction à la musique électronique et à sa froideur. «Nous sommes influencés par cette scène. Ce n'est pas une réaction. Nous voulons faire une musique a cappella pour que les gens puissent danser.» Plus que de nous retenir par des prouesses techniques, Bauchklang convainc par la force de ses compositions. Sur la scène Groove aujourd'hui et demain à 22h.
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