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    Musique

    Lucille Dumont, la «Grande dame de la chanson», est décédée

    30 juillet 2016 |Caroline St-Pierre - La Presse canadienne, Alain Martineau - La Presse canadienne | Musique
    Lucille Dumont, née à Montréal en 1919, s’est rapidement imposée comme une interprète majeure de la chanson française des années 40 et 50.
    Photo: Historia Lucille Dumont, née à Montréal en 1919, s’est rapidement imposée comme une interprète majeure de la chanson française des années 40 et 50.

    La chanteuse et animatrice québécoise Lucille Dumont, surnommée la « grande dame de la chanson », est décédée vendredi à l’âge de 97 ans.

     

    L’un de ses fils, Sylvain Bailly, a confirmé la nouvelle à La Presse canadienne.

     

    C’est en 1935 que Lucille Dumont, native de Montréal, a amorcé sa carrière sous la tutelle de Léo LeSieur, avec une première émission radiophonique, Sweet Caporal. Elle a par la suite participé à de nombreuses émissions à la radio, dont Café Concert Kraft, qui a occupé les ondes pendant quatre ans à compter de 1944.

     

    En 1947, l’hebdomadaire Radiomonde a lancé un concours, dans lequel il appelait ses lecteurs à désigner la personnalité qui s’était le plus illustrée à la radio. Lucille Dumont a ainsi été élue Miss Radio 1947, puis a signé un contrat avec RCA pour l’enregistrement de plusieurs chansons.

     

    En 1950, l’animateur de CKVL Jean Baulu l’a consacrée « grande dame de la chanson », un titre qui demeurera à jamais lié à son nom.

     

    En 1956, elle a commencé l’animation d’une émission de télévision, À la romance, qui durera trois saisons.

     

    Peu après, elle a popularisé la chanson Le ciel se marie avec la mer, de Jacques Blanchet, pour ensuite l’enregistrer sur disque à New York lors du premier concours de la Chanson canadienne organisé par Radio-Canada.

     

    En compagnie de Jean-Pierre Ferland et Jacques Blanchet, elle a été déléguée à Bruxelles par Radio-Canada, en 1962, pour le concours Chanson de la communauté radiophonique française.

     

    En 1965, elle poursuit sa carrière en animation télé, avec l’émission Lucille Dumont. Elle ne laisse pas pour autant tomber la chanson et enregistre un album consacré aux compositeurs canadiens.

     

    Mme Dumont a aussi voulu utiliser son expérience pour aider les autres. Elle a ainsi ouvert, en 1968, l’Atelier de la chanson, à Montréal, où elle proposait notamment des cours de diction, d’interprétation et de gestuelle. L’enseignement est rapidement devenu une passion pour Lucille Dumont, qui n’a jamais cessé de se consacrer à l’Atelier.

     

    « Je suis passionnée dans tout ce que je fais. C’est peut-être un peu la folie, d’ailleurs, parce que vous voyez, j’enseigne encore. Les gens me disent : “ Mais t’es folle, t’enseignes encore ? Qu’est-ce que t’as ? ” Je dis : “ C’est ça, je suis folle ”. », avait-elle déclaré à Radio-Canada en 2006, alors qu’elle était honorée au panthéon des auteurs et compositeurs canadiens.

     

    Elle a été nommée Officier de l’Ordre du Canada en 1999 et Officier de l’Ordre national du Québec en 2001.

    « Une force de la nature »

    La chanteuse Marie-Denise Pelletier, une amie de longue date de Mme Dumont, s’est souvenue d’une dame avec une « force et une joie de vivre » particulières.

    « Elle est restée autonome dans son appartement jusqu’à l’âge de 95 ans. Elle arrêté l’enseignement à 89 ans. C’est une vie d’exception », a-t-elle souligné.

    Selon Mme Pelletier, le Québec perd « tout un pan de son histoire ». « Elle a marqué toutes les générations pendant près de 60 ans de carrière, de par les chansons qu’elle a chantées, et aussi par ses 46 ans d’enseignement », a-t-elle soutenu.

    Un autre ami, le compositeur Normand Racicot, estime que Lucille Dumont a « imposé un très grand talent d’interprète au Québec ». « Elle a beaucoup défendu les auteurs-compositeurs québécois à une époque où ce n’était pas évident. Aujourd’hui, c’est plus courant, mais dans les années 1960, ce l’était moins », a-t-il rappelé.

    Les réalisateurs de la télévision lui proposaient à l’époque d’interpréter des chansons françaises, mais elle insistait pour faire connaître le talent québécois. « Elle l’a fait tout au long de sa carrière », a-t-il ajouté.













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