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    Festival de jazz

    De l’éclat dans l’éclaté

    Wynton Marsalis au FIJM en 2013. Le très populaire trompettiste sera de retour avec le Jazz at Lincoln Center Orchestra trois ans après leur dernier passage.
    Photo: François Pesant Archives Le Devoir Wynton Marsalis au FIJM en 2013. Le très populaire trompettiste sera de retour avec le Jazz at Lincoln Center Orchestra trois ans après leur dernier passage.

    Il y aura des gros noms et des nouveaux venus. Des légendes et des émergents. Un peu de tout, finalement, et comme toujours : la programmation de la 37e édition du Festival international de jazz de Montréal ratisse encore très large cette année, en reflet d’un événement touche-à-tout.

     

    L’exercice de trouver une ligne directrice à une programmation d’une telle ampleur — 175 concerts en salles pour l’édition dévoilée mardi matin — se révèle chaque année passablement complexe. Les organisateurs du FIJM s’en remettent eux-mêmes à des généralités : ce sera une édition « riche et variée », que l’on promet « éclectique et réjouissante ». De tout pour tous, en somme, mais avec de l’éclat dans cet éclaté. Tour d’horizon des points marquants, en quelques catégories thématiques :

     

    Du jazz. On a souvent dit du FIJM qu’il n’est pas tant jazz qu’un peu n’importe quoi : c’est vrai et faux à la fois. Le festival fait certes une immense place à un large éventail stylistique, mais il réserve encore la majorité de ses spectacles en salles au jazz (pris au sens large du terme). Cette année ne fait pas exception.

     

    On retrouvera donc en vrac le chanteur Gregory Porter (dernier passage fumant en 2012 au Club Soda) ; le saxophoniste Chris Potter ; le contrebassiste israélien Avishai Cohen (en trio) ; le groupe étoile du Blue Note 75 Band (avec Robert Glasper et Ambrose Akinmusire, notamment) ; le trompettiste Erik Truffaz (son projet Doni Doni) ; le saxophoniste James Carter (avec l’Organ Trio en hommage à Django Reihnardt) ; le grand Steve Coleman, l’un des visionnaires et explorateurs les plus importants du jazz moderne.

     

    Au rayon des légendes, on peut citer le très populaire trompettiste Wynton Marsalis, de retour avec le Jazz at Lincoln Center Orchestra trois ans après leur dernier passage, ou le pianiste-claviériste Chick Corea — en trio avec le contrebassiste Christian McBride et le batteur Brian Blade.

     

    Du piano. Autre constante annuelle : le FIJM fait une place importante aux pianistes — instrument consensuel s’il en est un. Surtout connu pour son travail en trio et en quartet, le spécialiste du jazz de chambre atmosphérique norvégien Tord Gustavsen présentera un nouveau projet avec la chanteuse afghano-allemande Simin Tander et le batteur Jarle Vespetad — répertoire d’hymnes norvégiens et de poésie soufie, dit-on.

     

    Fred Hersch, méconnu du grand public mais admiré par ses pairs, sera en solo après un premier passage au Upstairs en 2014. Favori des critiques (et des lecteurs du magazine Downbeat) depuis quelques années, Vijay Iyer présentera un concert avec le trompettiste Wadada Leo Smith. Le jeune Aaron Parks (apprécié pour son travail avec Joshua Redman, entre autres) revient avec son trio.

     

    Il faut aussi souligner le concert d’adieu d’Oliver Jones à la Maison symphonique, de même que l’hommage que rendront François Bourassa, Jean Beaudet et Marianne Trudel au défunt Paul Bley, originaire de Montréal.


    Série Invitation. C’est toujours une série phare depuis sa première édition avec Charlie Haden à la fin des années 1980 : la carte blanche offerte à un artiste. Le trompettiste Christian Scott, jeune trentenaire qui est une des personnalités musicales et politiques les plus fortes du jazz actuel, assurera le premier volet avec son projet Christian aTunde Adjuah ; puis avec le guitariste Charlie Hunter ; et finalement avec la chanteuse Lizz Wright (très soul dans l’âme).

     

    Le deuxième volet sera l’affaire du pianiste Kenny Barron, un des grands accompagnateurs de l’histoire du jazz. Il se produira avec le guitariste Lionel Loueke ; avec la flûtiste Elena Pinderhughes ; finale prévue en trio.

     

    Des concerts hommages à Chet Baker (par Stéphane Belmono et Ron Di Lauro notamment) constitueront le troisième et dernier chapitre de la série Invitation 2016.

     

    Des chanteuses. C’est là aussi un classique du FIJM : avoir beaucoup de chanteuses. Révélée à Montréal en 2008, Melody Gardot est depuis devenue une vedette capable de remplir Wilfrid-Pelletier, ce qu’elle fera cette année en ouverture (et avec Lisa Simone, fille de Nina, en première partie). Son dernier album plonge à pleines mains dans l’héritage des musiques noires américaines.

     

    Autre venue attendue : celle de Cyrille Aimée, chanteuse franco-américaine qui avait fait forte impression en 2014. On note aussi les présences de Stacey Kent, Emilie-Claire Barlow (en concert symphonique), Susie Arioli, Betty Bonifassi et l’envoûtante Ala.ni.

     

    De la pop. On savait que Rufus Wainwright présenterait deux fois son opéra Prima Donna avec grand orchestre. De même pour Lauryn Hill, de retour à Montréal après 14 ans — elle a contribué l’an dernier au disque réalisé par Robert Glasper en marge du documentaire sur Nina Simone — et l’ex-Oasis Noel Gallagher.

     

    Le gros ajout annoncé ce mardi ? L’ex-Beach Boy Brian Wilson, qui viendra présenter le répertoire du toujours extraordinaire album Pet Sounds, avec Al Jardine et Blondie Chaplin. Soulignons également la présence des funky Kool The Gang.

     

    De l’électro hip-hop, etc. Au rayon des musiques électroniques, hip-hop ou rap, mentionnons la venue de deux proches collaborateurs de Kendrick Lamar : le chanteur Bilal (grande vedette du hip-hop, qui a travaillé avec Beyoncé et Robert Glasper, entre autres) et le saxophoniste-producteur Terrace Martin. Le groupe français Chinese Man sera là, de même que Poirier, Pantha du Prince (qui a fait forte impression à Mutek), Danny Brown (rappeur incendiaire…), et les pionniers du hip-hop Sugarhill Gang et Grandmaster’s Furious Five.

     

    Du folk. Deux spectacles à noter à ce chapitre : un solo de la chanteuse Cat Power, et une prestation de The Tallest Man on Earth — en programme double avec Basia Bulat.

     

    Du jazz d’ici. Le FIJM consacre encore cette année une série au jazz local. Sont notamment invités en 2016 Guy Nadon (concert d’adieu), Lorraine Desmarias (big band), Misc (Jérôme Beaulieu), Michel Donato, Frédéric Alarie, Jacques Kuba-Séguin et Emie R Roussel.

     

    La 37e édition aura lieu du 29 juin au 9 juillet.













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