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    Musique classique

    Les prix Opus, en toute logique

    8 février 2016 |Christophe Huss | Musique
    Karina Gauvin, interprète de l’année
    Photo: Annik MH de Carufel Le Devoir Karina Gauvin, interprète de l’année

    La 19e édition des prix Opus, dont le gala s’est tenu dimanche à la Salle Bourgie, a vu la logique globalement respectée dans les distinctions attribuées.

     

    Comment le titre de Découverte de l’année aurait-il pu échapper à Charles Richard-Hamelin ? Le pianiste, second du Concours Chopin de Varsovie — un niveau uniquement atteint avant lui par son professeur André Laplante, second du Concours Tchaïkovski 1978 —, glane au passage une bourse de 2500 dollars. Il a, par contre, été logiquement jugé inutile d’accorder une bourse à la lauréate du prix Hommage, Jacqueline Desmarais, honorée pour son action philanthropique !

     

    Karina Gauvin, dont la carrière prend un fulgurant essor en Europe, est l’interprète de l’année ; Yannick Nézet-Séguin le directeur artistique de l’année, le Domaine Forget diffuseur spécialisé de l’année, alors que Les Violons du Roy sont consacrés pour leur rayonnement l’étranger.

     

    Le Quatuor Molinari remporte la mise

     

    Le seul hiatus dans cette série de prix spéciaux est la consécration de Simon Martin comme « compositeur de l’année ». Non que ce créateur ne soit pas méritoire, mais on se serait au moins attendu à ce que l’une de ses compositions figure parmi les cinq en compétition pour le titre de création de l’année, glané par Sean Dagher pour Leave her, Johnny. On remarquera l’étrange absence de A Globe Itself Infolding, du Montréalais Samy Moussa, dans les nominations de cette catégorie.

     

    Le titre de concert de l’année à Montréal ne pouvait pas échapper au marathon Chostakovitch du Quatuor Molinari et celui de Québec au fabuleux Messie des Violons du Roy dirigé par Trevor Pinnock. En région, c’est Rimouski jazz suite du Trio Lorraine Desmarais qui a eu les honneurs d’un prix Opus. Ont aussi été primés, dans diverses catégories, les concerts Coucou ! d’Arion Orchestre baroque, J’m’en sax de Quasar, ainsi que le concert de Marie-Nicole Lemieux et Jean-Marie Zeitouni au Festival du Domaine Forget. Ulysse, de La Nef, production jeune public de l’année, a été distingué par le Conseil des arts et lettres du Québec.

     

    Les statuettes dans les catégories « disques » ont été glanées par Entre les Lumières et la Révolution (c’est comme cela qu’on appelle désormais une intégrale des 9 Symphonies de Beethoven !) de l’OSM et Kent Nagano ; par Elinor Frey pour son disque Berlin Sonatas ; par le Quatuor Molinari pour son intégrale Goubaïdoulina et le compositeur de musiques électroniques Jean Derome pour Musiques de chambre 1992-2012.

    Karina Gauvin, interprète de l’année Charles Richard-Hamelin, découverte de l’année












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