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    Les autres galas de l’ADISQ

    Leloup s’impose, Lapointe se faufile

    28 octobre 2015 |Sylvain Cormier | Musique
    Pierre Lapointe a reçu le prix de l’artiste québécois s’étant le plus illustré hors Québec.
    Photo: Pedro Ruiz Le Devoir Pierre Lapointe a reçu le prix de l’artiste québécois s’étant le plus illustré hors Québec.

    On avait hâte que Leloup revienne, toutes générations confondues. On voulait tant que son album soit bon et il l’était au-delà de nos rêves fous. Et maintenant, on le célèbre. Ce lundi soir à L’Autre gala de l’ADISQ, au même Métropolis que sa présente série de spectacles, c’était À Paradis City que ça se passait.

     

    Par deux fois lui a-t-on remis le Félix, à deux semaines de la grande bringue radiocanadienne : « choix de la critique » (devant Les grandes artères de Louis-Jean Cormier), et album rock de l’année. Notre rockstar hilare pourrait encore en glaner trois autres pour décorer l’entrée de sa ville. Quand on pense que l’extatique spectacle de  Jean Leloup et son orchestre en concert à Paradis City ne sera en lice que l’an prochain (allez lire ce qu’en dit le collègue Philippe Papineau), on s’extasie : quel retour que ce retour !

     

    Tout n’est pas joué, on verra ce qu’on verra au grand gala du 8 novembre quand les 12 dernières statuettes auront été distribuées, et il y a en un peu pour tout le monde dans les catégories définies par l’Association québécoise de l’industrie du disque, du spectacle et de la vidéo, mais on sent autour de Leloup une sorte de consensus : il a compté beaucoup, et il compte encore autant. On se dit qu’un Louis-Jean Cormier doit avoir voté pour lui. Et les autres artistes. Et la critique. Et le public.

     

    Étonnements, évidences et ravissements

     

    Cela étant, il y a aussi celui que l’on n’attendait pas : Pierre Lapointe arrivait loin au palmarès des nominations, mais il l’a remporté dans les deux catégories où il était pressenti : son disque de relectures piano-voix Paris tristesse a eu le Félix de l’« album de l’année – réinterprétations », et le chic gaillard a été bombardé « artiste québécois s’étant le plus illustré hors Québec ». Les Barr Brothers se sont également distingués plutôt deux fois qu’une : pour leur spectacle autant que pour la réalisation de l’album Sleeping Operator. Leur a échappé le Félix de « l’album de l’année – anglophone », raflé par le Where I Belong de Bobby Bazini, ce qui laissait également en plan les disques de Leonard Cohen et de Patrick Watson : faudra qu’on m’explique.

     

    Pas d’explication nécessaire pour le Félix de « l’album de l’année – meilleur vendeur » : c’est mathématique, ça revenait au Plus tard qu’on pense de Fred Pellerin. Pareille évidence pour l’« album de l’année – country » : on ne peut rien contre Maxime Landry. Ce qui est quand même dommage pour les disques d’un Éric Goulet ou d’un Mario Peluso, moins favorisés par la portion grand public du vote. Encore heureux qu’un jury spécialisé s’occupe de l’« album de l’année – alternatif » : fallait que ce soit le Zulu de Galaxie qui gagne, et Galaxie a gagné. Oui, Le Vent du Nord l’a emporté en trad, Angèle Dubeau et La Pietà en classique (orchestre et grand ensemble), Jorane en musique instrumentale, Bïa en musiques du monde, Stromae a bien évidemment été reconduit « artiste de la francophonie s’étant le plus illustré au Québec », mais n’oublions jamais que l’évidence entérine le plus souvent l’excellence.

     

    Remarquables victoires

     

    On ne fera pas ici le grand tour des 43 catégories (le site de l’ADISQ fournit la liste complète), mais on signalera quelques victoires remarquables de la fin de l’après-midi au Club Soda, lors du « gala de l’industrie » : trois fois on a appelé sur scène l’équipe de Simone Records, décidément la boîte du moment dans le paysage (maison de disques, producteur de disques, pochette de l’année). S’ajoute la consécration du FME en tant qu’événement de l’année : le festival abitibien est un peu beaucoup la création de Sandy Boutin, patron de Simone Records. Les gens du théâtre Hector-Charland de L’Assomption sont repartis avec deux Félix, rare doublé : salle de l’année, diffuseur de l’année. Ce n’est pas rien.

     

    Curiosités ? L’ADISQ a des catégories qui défient la définition, mais un Félix est un Félix. Daran « metteur en scène de l’année » ? Patrice Michaud « scripteur de spectacle de l’année » ? Eh oui. Récompenses méritées, dans les deux cas. Ça ne dit rien de leurs chansons, mais ça en dit long sur la débrouillardise et le talent, l’un n’allant pas sans l’autre dans ce métier.

    Pierre Lapointe a reçu le prix de l’artiste québécois s’étant le plus illustré hors Québec. Jean Leloup a eu le prix de la critique et celui de meilleur album rock.












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