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    Musique classique

    Deux nouveaux albums pour l’OSM

    23 octobre 2015 |Christophe Huss | Musique
    Kent Nagano et l'OSM
    Photo: Pedro Ruiz Le Devoir Kent Nagano et l'OSM
    Classique
    Symphonie avec orgue
    AN 2 8779

    Concertos pour violon
    AN 2 8770

    Analekta publie ce vendredi non pas une, mais deux nouvelles parutions discographiques de l’Orchestre symphonique de Montréal, toutes deux consacrés à Camille Saint-Saëns.

     

    La 3e symphonie de Saint-Saëns a toujours été un bon vendeur pour l’OSM, qui a fait bien des profits avec le disque de Charles Dutoit enregistré en 1982, qu’il me fait grand plaisir de ne pas avoir à commenter ici. À l’époque, comme dans la majorité des enregistrements (Karajan-Cochereau, Barenboïm-Litaize, etc.), l’orgue et l’orchestre enregistraient l’oeuvre séparément dans deux lieux distincts, l’orgue étant postsynchronisé au matériau orchestral.

     

    Le procédé artificiel n’a pas empêché la réalisation de grandes versions, notamment le très méconnu CD de Guillou et De Waart (Philips), ce qui n’est pas le cas de Peter Hurford jouant sa partie à l’oratoire Saint-Joseph sur un canevas orchestral capté à l’église Saint-Eustache, au nord de Montréal.

     

    Direction nette et transparente

     

    Les choses changent radicalement ces dernières années et les enregistrements dans lesquelles orgue et orchestre font de la vraie musique ensemble en un même lieu sont devenus majoritaires. Ainsi, on retrouve l’orgue de l’oratoire Saint-Joseph avec le Métropolitain jouant dans ce même lieu sous la direction de Yannick Nézet-Séguin (ATMA). Le nouvel enregistrement Analekta, témoigne de l’inauguration de l’orgue Pierre-Béique de la Maison symphonique de Montréal, par Kent Nagano et Olivier Latry — un exercice familier pour l’organiste français, qui avait fait de même en 2006 à Philadelphie (direction Eschenbach, SACD Ondine). Latry semble avoir plus d’affinités avec la direction nette et transparente de Kent Nagano.

     

    Toux regrettables

     

    Le disque lui-même se distingue de la concurrence par la présence des deux créations de Samy Moussa et Kaija Saariaho commandées pour l’occasion, le premier brassant dans le mouvement une intégration orgue-orchestre, la seconde jouant davantage sur le son et les textures. L’organiste Jean-Willy Kunz y est excellent. L’enregistrement a été fait en concert et cela s’entend vraiment, jusqu’à en devenir regrettable lorsque les toux parasitent quelque peu les pizzicatos du mouvement lent de la symphonie de Saint-Saëns.

     

    L’autre CD met en vedette le konzertmeister de l’orchestre, Andrew Wan, dans les trois Concertos pour violon. On y entend moins le public, mais on perçoit la respiration du soliste, gênante surtout dans le 1er concerto et le mouvement central du 3e. Musicalement, la réussite complète entraîne une nette réévaluation du 2e concerto, qui remporte la palme. Le léger manque de puissance du violon, comme entendu en salle, est totalement corrigé en CD. Avec son aplomb et sa précision et son couplage idéal, la version Wan-OSM-Nagano devrait se tailler une place majeure dans la discographie de ces oeuvres.


    Andrew Wan et Kent Nagano dans le 2e Concerto de Saint-Saens


    Kent Nagano et Olivier Latry jouent la 3e Symphonie de Saint-Saens

    Symphonie avec orgue
    AN 2 8779 et «Concertos pour violon», AN 2 8770.












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