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FIJM - Nos choix pour ce week-end

MOHENJO DAHO

Les annulations secouent le Festival de jazz. Après Angie Stone, en mal de voix, et Herbert, dont l'avion a été retenu au sol, voilà maintenant que la chanteuse cap-verdienne Dudu Araujo déclare aussi forfait.

Un trou dans la programmation de la scène Carrefour General Motors a donc du être comblé. C'est au trio de musique du monde Mohenjo Daho qu'il revient de réaliser l'exploit, au pied relativement levé. Ce trio joue les caméléons. On les croirait arabo-andaloux, du Moyen-Orient ou du nord de l'Inde. Il n'en est rien. Ils sont rien de moins qu'américains, de Cincinnati en fait. Ils viendront une heure durant faire vibrer la mémoire d'une mystérieuse cité au Pakistan, dont tous les habitants ont disparu sans laisser de traces, dont ils ont pris le nom. Ils ont joué à quelques reprises au Québec l'an dernier, ils reviennent, toujours avec Jim Feist en tête, un joueur de tablas très inspiré qui a étudié avec des maîtres indiens. Dans le contexte politique actuel, faire cette musique aux États-Unis est une chose passablement intéressante. À 21h, scène Carrefour General Motors.

Bernard Lamarche

LE SUZIE ARIOLI SWING BAND

LE SUZIE ARIOLI SWING BAND

Elle fait partie des coqueluches du paysage jazz montréalais. Accompagnée de son inséparable acolyte Jordan Officer, le Suzie Arioli Swing Band revient sur scène au Spectrum dimanche à 18h. La jolie chanteuse à la bouche en coeur revient donc chanter les airs classiques du jazz, façon Billie Holiday et Frank Sinatra, si l'on s'en tient à son dernier disque Pennies From Heaven. Fait à noter, le Suzie Arioli Swing Band s'est hissé au deuxième rang des meilleurs vendeurs de disques au Canada, après Diana Krall. Nostalgie et sensualité en vue.

Caroline Montpetit

MARCAURELLE Ë L'ALIZƒ

MARCAURELLE Ë L'ALIZƒ

François Marcaurelle est pianiste, compositeur et président de l'Off-Festival de jazz. Il est dévoué à la cause des autres. Il est surtout un compositeur toujours intéressant. Ce qu'il y a de bien, de fort bien avec lui, c'est qu'il écrit, écrit, écrit. Il prend donc toujours le parti du risque. Avec Sylvain Provost à la guitare, il a développé une complicité assez unique. Une complicité favorisant une bonne tenue de l'ensemble. En fait, Marcaurelle, parce qu'il est davantage un architecte des sons qu'un constructeur, s'avère un musicien davantage enclin à la finesse et à la subtilité qu'à la puissance. Dimanche à minuit à L'Alizé. L'entrée est gratuite.

Serge Truffaut
 
 
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