Julius Fucik, Oeuvres orchestrales. Orchestre royal d’Écosse, Neeme Järvi. Chandos CHSA 5158.

J’avoue un penchant coupable pour ce répertoire orchestral, aujourd’hui oublié, qui faisait le bonheur des beaux concerts du dimanche après-midi. Les ouvertures françaises d’Auber, Hérold, Boieldieu, celles de Suppé (enregistrées avec panache par l’OSM et Charles Dutoit) et même celles de Rossini, ont été éradiquées du répertoire. Alors, un grand merci à Neeme Järvi pour cette anthologie consacrée Julius Fucik (1872-1916). Grâce à ce chef curieux et boulimique de répertoires, on découvre enfin Fucik au-delà de la célébrissime Entrée des gladiateurs, qui occupe ici 2 minutes 36 sur un CD de 80 minutes. Ayant pratiqué la musique d’harmonie, Fucik est un adepte des marches (son autre oeuvre connue est la Florentiner March), mais on découvre surtout ici des valses, polkas et ouvertures qui nous révèlent une sorte de Franz von Suppé ou de Christian Lumbye de Bohème. C’est dire que, malgré une image sonore un peu épaisse, on ne s’ennuie jamais…

A Festival of Fucik

Classique

Oeuvres orchestrales. Orchestre royal d’Écosse, Neeme Järvi. Chandos CHSA 5158.