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    29e Festival international Nuits d’Afrique

    Oktopus: du klezmer avec la famille

    11 juillet 2015 | Yves Bernard - Collaborateur | Musique
    Le groupe a fait paraître l’an dernier «Lever l’encre», un premier disque qui révèle sa personnalité musicale : une signature klezmer ni complètement traditionnelle ni dans la lignée de l’avant-garde new-yorkaise.
    Photo: Productions Nuits d’Afrique Le groupe a fait paraître l’an dernier «Lever l’encre», un premier disque qui révèle sa personnalité musicale : une signature klezmer ni complètement traditionnelle ni dans la lignée de l’avant-garde new-yorkaise.
    Nuits d'Afrique
    Les Étoiles nuits d’Afrique
    Dimanche 12 juillet : Oktopus et Paul Kunigis,
    Lundi 13 juillet : Oktopus et Henri Oppenheim,
    Mardi 14 juillet : Oktopus and Friends.
    Au Balattou à 23 h.

    Cette année, l’octuor montréalais Oktopus, qui est aussi le lauréat du Syli d’or de l’an dernier, lance la série « Les étoiles Nuits d’Afrique » en offrant trois spectacles avec des invités différents chaque soir : toujours le même concept de klezmer à la base, amélioré, soit par les efforts des membres du groupe de plonger davantage vers la tradition, soit par la liberté qu’ils trouvent dans leurs compositions, soit par Paul Kunigis, Henri Oppenheim ou leurs autres amis qui les accompagneront au Balattou du 12 au 14 juillet.

     

    « On avait un répertoire plus traditionnel, mais on a de plus en plus de nouvelles compositions. On a aussi ressorti quelques pièces de l’ombre, dont une interprétation du P’tit bonheur de Félix. On travaille des clins d’oeil et ça me fait énormément triper », affirme Gabriel Paquin-Buki, qui a fondé Oktopus en 2010 et joue de la clarinette. Son groupe a fait paraître l’an dernier Lever l’encre, un premier disque qui révèle sa personnalité musicale : une signature klezmer ni complètement traditionnelle ni dans la lignée de l’avant-garde new-yorkaise, avec des emprunts à la musique classique et particulièrement à Bartók, en plus des autres plongées en Europe de l’Est et de la touche québécoise dans les arrangements.

     

    Pouvoir percussif

     

    Depuis le gala des Syli de l’an dernier, le nouveau batteur Gregory Fitzgerald apporte au groupe une énergie différente. Gabriel commente : « Je lui ai récemment rapporté d’Israël une darbouka. Il amène un vent de fraîcheur. Cette année, on a connu notre premier mosh pit au Cercle à Québec et c’est clairement grâce au drum. On peut faire des concerts plus classiques en salle, mais dans des moments comme les Balkan Gypsy Party, on se laisse aller. »

     

    Il y a aussi l’étude, l’approfondissement : « Chaque musicien travaille pour retourner aux racines. Ce que je dis, c’est qu’il faut toujours avoir le choix. Il ne faut pas faire quelque chose de non traditionnel parce qu’on n’est pas capable de faire du traditionnel. Faut passer par la tradition, aller voir ce que c’était au début et être capable de le jouer pour faire autre chose, aller plus loin. » Ils sont donc allés à KlezKanada et se mettent à l’écoute des disques de Dave Tarras, le passage obligé, en plus de ceux du Klezmer Conservatory Band, des Klezmatics et même des Torontois du Lemon Bucket Orkestra.

     

    Aux Nuits d’Afrique, Oktopus propose d’abord une rencontre avec Paul Kunigis. Gabriel le connaît depuis longtemps : « Mon père est juif d’origine polonaise tout comme Paul, et sur notre disque, on a repris sa pièce Yahayouni. On va la rejouer avec lui. On va également faire des pièces de ses anciens albums et quelques-unes de ses nouvelles. »

     

    Le lendemain, le groupe monte sur la scène avec Henri Oppenheim, accordéoniste et leader, connu entre autres au sein de Kleztory et Magillah : « Notre violoniste Vanessa Marcoux, Henri et moi jouons maintenant en trio. Ça va sortir bientôt. Ça va être un peu klezmer, un peu yiddish, un peu “Magillah” aussi. Aux Nuits d’Afrique, nous offrirons quelques-uns des titres plus intimes d’Henri accompagnés par le band au complet. S’il veut jouer dans nos pièces, il est le bienvenu, c’est assez simple, il est accordéoniste. »

     

    Reste le troisième spectacle, Oktopus and Friends : « C’est un rêve à moi en voyant un big band comme le Lemon Bucket, raconte Gabriel. On va faire un show avec tous les musiciens qui ont été nos invités, les remplaçants et même nos chums et nos blondes artistes. On aura trois trompettes, trois trombones, une clarinette, un tuba, un saxophone. On va faire une espèce de fanfare. Ça sera le gros party de la fin de nos Nuits d’Afrique. »


    Oktopus - Libellule

    Les Étoiles nuits d’Afrique
    Dimanche 12 juillet : Oktopus et Paul Kunigis, lundi 13 juillet : Oktopus et Henri Oppenheim, mardi 14 juillet : Oktopus and Friends. Au Balattou à 23 h.












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