Repaver l’âme, Joey Robin Haché

Lisa LeBlanc, Hay Babies, Radio Radio, Hôtesses d’Hilaire, j’en oublie. Oui, j’en oublie ! La scène musicale acadienne d’aujourd’hui est à ce point riche, éclatée, débordante. Et il y a de la place pour un Joey Robin Haché et ses drôles de tournures pour dire la douleur, un peu Stéphane Lafleur dans le genre. « Les deux pieds cousus dans le tourment », chante-t-il dans In Limbo. « Le ciel est brun comme du sang caillé », ajoute le fils de Nigadoo (village au nord du Nouveau-Brunswick, 25 fois plus grand que Rosaireville) dans Nulle part est chez moi, sur lit de guitares obsédantes. Mine de rien, il aura fallu deux minialbums, un enregistrement public et l’actuel climat pour permettre ce début de percée méritée et de pavage d’âme craquelée : l’auteur-compositeur-interprète était aux Francos, et il revient de Petite-Vallée avec un prix. « J’aimerais bien fendre le néant / Pour mieux me comprendre », chante-t-il aussi. S’agissait d’abord de l’entendre.

Repaver l’âme

Chanson folk-rock

Joey Robin Haché, Le Grenier musique