La série Invitation - Gonzalo Rubalcaba tient salon au FIJM
Il paraît la moitié de son âge, ne fait pas ses 39 ans dans son tee-shirt orange. Comme sur le clavier, où il déploie généreusement son talent, le pianiste d'origine cubaine Gonzalo Rubalcaba ne s'arrête jamais bien longtemps dans la vie. Fraîchement débarqué à Montréal, il filait tout de suite, attendu pour une répétition.
Et il restera à l'affiche toute la semaine puisqu'il est l'invité d'honneur de la série Invitation du FIJM. Il jouait hier soir en solo et avec son trio au Monument-National, où il jouera encore ce soir avec le saxophoniste Joe Lovano, demain avec Charlie Haden et David Sanchez, et dimanche avec son ensemble augmenté de trois souffleurs et de deux percussionnistes, soirée au cours de laquelle il devrait reprendre des pièces de son disque Supernova.
Cet agenda chargé ne l'a pas empêché de se prêter de bonne grâce à l'entrevue, de parler librement de son père, pianiste lui aussi, qui vit toujours à Cuba, de ses frères, tous deux musiciens aussi. «Je viens d'une famille très portée sur la musique», dit-il. Son père, qui joue essentiellement de la musique traditionnelle cubaine, dont du danzon, fait encore des tournées de par le monde.
Aujourd'hui exilé en Floride, Rubalcaba affirme toujours que ses racines ont poussé dans la musique noire, africaine d'origine, ce qu'on appelle encore aujourd'hui la musique afro-cubaine. Toute la culture cubaine est imprégnée de ces rythmes. «La musique cubaine est le résultat de différents métissages, mais sa source la plus importante est la musique noire», constate-t-il. Et si l'on peut vivre une journée à Cuba sans manger, ou sans liberté d'expression, dit-il, on ne peut pas vivre une journée sans danser ou sans faire ou écouter de la musique.
Découvert par le trompettiste Dizzie Gillespie, ayant acquis depuis une renommée mondiale, l'homme a pourtant choisi de quitter son île, «en partie pour des raisons politiques» mais aussi parce que, croit-il, c'était son destin. Entre Cuba et le reste du monde, il fallait choisir.
Faire de la musique à Cuba est un pari difficile à réussir, a-t-il constaté. Et si la musique est un pilier de la culture cubaine, la formation qu'on y offre à l'université est essentiellement classique, et les musiciens plus âgés que lui qui s'intéressaient un peu trop au jazz américain pouvaient se voir réprimander par le gouvernement. Lorsqu'on lui donne l'exemple de réussite qu'est le Buena Vista Social Club, il signale que ces musiciens sont restés silencieux très longtemps avant de connaître un succès tardif.
«J'espère qu'il y a des musiciens cubains qui vont pouvoir se faire connaître plus jeunes», dit-il.
Virtuose du piano, porteur d'une solide formation classique, il a pour sa part découvert le jazz très tôt, notamment avec Bennie Goodman.
«Le jazz et la musique cubaine ont en commun des racines noires. Ils ont aussi en commun des influences européennes», dit-il.
Le jazz, croit-il, est en constante évolution. «Plus qu'une musique, dit-il, c'est une attitude.»
Toujours très intéressé par le jazz, il a enregistré tout un disque, intitulé Diz.. Gonzalo Rubalcaba Trio, avec des pièces de Charlie Parker, de Charles Mingus et de Dizzy Gillespie. Rubalcaba s'applique, à chacun de ses spectacles, à présenter au moins une pièce se rapprochant du folklore cubain. L'an dernier, le pianiste avait présenté avec Charlie Haden, Joe Lovano et David Sanchez, au FIJM, le spectacle du disque Nocturne, une série de boléros cubains, des pièces émouvantes, mélancoliques. Superbes.
Et il restera à l'affiche toute la semaine puisqu'il est l'invité d'honneur de la série Invitation du FIJM. Il jouait hier soir en solo et avec son trio au Monument-National, où il jouera encore ce soir avec le saxophoniste Joe Lovano, demain avec Charlie Haden et David Sanchez, et dimanche avec son ensemble augmenté de trois souffleurs et de deux percussionnistes, soirée au cours de laquelle il devrait reprendre des pièces de son disque Supernova.
Cet agenda chargé ne l'a pas empêché de se prêter de bonne grâce à l'entrevue, de parler librement de son père, pianiste lui aussi, qui vit toujours à Cuba, de ses frères, tous deux musiciens aussi. «Je viens d'une famille très portée sur la musique», dit-il. Son père, qui joue essentiellement de la musique traditionnelle cubaine, dont du danzon, fait encore des tournées de par le monde.
Aujourd'hui exilé en Floride, Rubalcaba affirme toujours que ses racines ont poussé dans la musique noire, africaine d'origine, ce qu'on appelle encore aujourd'hui la musique afro-cubaine. Toute la culture cubaine est imprégnée de ces rythmes. «La musique cubaine est le résultat de différents métissages, mais sa source la plus importante est la musique noire», constate-t-il. Et si l'on peut vivre une journée à Cuba sans manger, ou sans liberté d'expression, dit-il, on ne peut pas vivre une journée sans danser ou sans faire ou écouter de la musique.
Découvert par le trompettiste Dizzie Gillespie, ayant acquis depuis une renommée mondiale, l'homme a pourtant choisi de quitter son île, «en partie pour des raisons politiques» mais aussi parce que, croit-il, c'était son destin. Entre Cuba et le reste du monde, il fallait choisir.
Faire de la musique à Cuba est un pari difficile à réussir, a-t-il constaté. Et si la musique est un pilier de la culture cubaine, la formation qu'on y offre à l'université est essentiellement classique, et les musiciens plus âgés que lui qui s'intéressaient un peu trop au jazz américain pouvaient se voir réprimander par le gouvernement. Lorsqu'on lui donne l'exemple de réussite qu'est le Buena Vista Social Club, il signale que ces musiciens sont restés silencieux très longtemps avant de connaître un succès tardif.
«J'espère qu'il y a des musiciens cubains qui vont pouvoir se faire connaître plus jeunes», dit-il.
Virtuose du piano, porteur d'une solide formation classique, il a pour sa part découvert le jazz très tôt, notamment avec Bennie Goodman.
«Le jazz et la musique cubaine ont en commun des racines noires. Ils ont aussi en commun des influences européennes», dit-il.
Le jazz, croit-il, est en constante évolution. «Plus qu'une musique, dit-il, c'est une attitude.»
Toujours très intéressé par le jazz, il a enregistré tout un disque, intitulé Diz.. Gonzalo Rubalcaba Trio, avec des pièces de Charlie Parker, de Charles Mingus et de Dizzy Gillespie. Rubalcaba s'applique, à chacun de ses spectacles, à présenter au moins une pièce se rapprochant du folklore cubain. L'an dernier, le pianiste avait présenté avec Charlie Haden, Joe Lovano et David Sanchez, au FIJM, le spectacle du disque Nocturne, une série de boléros cubains, des pièces émouvantes, mélancoliques. Superbes.
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