White Sage, Kensico

Kensico, on pense à Calexico : il y a une intention dans le nom d’artiste de Gaëlle Bellaunay, Française d’origine, Québécoise d’adoption, une sorte de rêve éveillé d’Amérique, avec du désert dedans, des routes de road movie et les coyotes assortis (et peut-être même le Road Runner). Fantasme d’album ou véritable carrière en devenir ? Je sais seulement que Gaëlle, avec sa voix au fort beau timbre grave, chante dans son drôle d’anglais de drôles de mots flous sur des mélodies languissantes qui finiraient pas lasser, mais que les arrangements dûment atmosphériques de son compagnon Daran rendent envoûtantes, et il ne faut pas grand effort pour s’abandonner à ces guitares aux pickings hypnotiques et aux arpèges néo-psych. Il y a une chanson en français dans le lot, éthérée dans le propos aussi, mais pareillement seyante dans ses habits de hippie sur le tard. L’album a été enregistré en plein désert du Mojave, on s’y croirait. Par moments, de fait, on s’y croit.

White Sage

Psych-folk

Kensico, Le Mouvement des marées