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    La ferveur du gospel

    Plus de 100 interprètes, dont les membres du JIREH Gospel Choir, célébreront Noël à l’église unie Saint-James

    10 décembre 2014 | Yves Bernard - Collaborateur | Musique
    Sur Get Up, le premier disque en dix ans du JIREH, on trouve quelques classiques, mais surtout des compositions regroupées le plus souvent autour du thème de l’espoir.
    Photo: Touché Studio Sur Get Up, le premier disque en dix ans du JIREH, on trouve quelques classiques, mais surtout des compositions regroupées le plus souvent autour du thème de l’espoir.
    JIREH Gospel Choir à l’église unie Saint-James, samedi 13 décembre à 20 h et dimanche 14 décembre à 16 h. 

    Qu’on soit croyant ou non, il est facile de se laisser transporter par l’énergie contagieuse du gospel, et à Montréal, le JIREH Gospel Choir est l’un des principaux choeurs à porter ce flambeau. Ses membres offrent leur concert annuel samedi et dimanche à l’église unie Saint-James avec ceux et celles du Montreal Gospel Choir, sous la direction de Carol Bernard, tout comme le JIREH. En tout, plus de 100 personnes se plongeront dans la jubilation.

     

    Le mois dernier, le JIREH a lancé Get Up, son deuxième album à vie, en plus d’un minialbum paru en 2011. À l’église Saint-James, la troupe proposera quelques classiques du gospel, mais surtout des compositions originales mâtinées de r & b, de soul, de jazz, de blues et bien au-delà : « Je pense que la musique gospel couvre tous les spectres de la musique noire, du negro spiritual jusqu’à des musiques contemporaines comme le hip-hop. Nous interprétons tous les genres », affirme Carol Bernard, une Montréalaise née de parents jamaïcains.

     

    Elle incarne la ferveur, et son histoire en témoigne éloquemment. Elle se raconte : « J’ai commencé la musique par le piano à l’âge de huit ans. Quatre ans plus tard, je dirigeais le choeur d’une petite église blanche à Côte-des-Neiges. À 20 ans, j’ai gagné une compétition de chant organisé par l’Afro Festival, puis j’ai connecté avec le choeur gospel de l’Union Church, un lieu historique où sont passés les Oscar Peterson, Oliver Jones et même Nelson Mandela. À un moment, j’ai eu un choix de carrière à faire. J’ai étudié les maths, puis j’ai travaillé pendant 14 ans au CN, où je suis devenue cadre supérieure. »

     

    Ici, la puissance du gospel changera sa vie. « JIREH a débuté en 1996 et je me souviens d’être revenue à mon bureau après un concert. Pour une fille d’immigrants, c’est une réussite que d’arriver à ce niveau dans une compagnie, mais je me suis dit qu’il n’y avait rien de comparable avec ce que je venais de vivre. Le pasteur avait invité les gens à changer leur vie. Je ferme la porte de mon bureau, j’appelle mon mari et je démissionne de mon emploi. Je crois en Dieu et au message du gospel. J’aime les gens et la musique. C’est fou quand tout ça arrive en même temps. »

     

    Tout cela arrive encore en même temps sur le nouveau disque, Get Up, le premier en dix ans du JIREH, qui comprend quelques classiques, mais surtout des compositions regroupées le plus souvent autour du thème de l’espoir. Une vingtaine de musiciens accompagnent 18 interprètes. Tout y passe : les vocalises, les montées d’énergie collectives, les harmonies en puissance, le soul qui sort, la douleur transcendée, des voix qui créent de l’ambiance pendant le chant principal, quelques syncopes caribéennes plus rythmées, un negro spiritual a capella, un hip-hop avec les décalages sonores de la voix et même des inflexions classiques et pop.

     

    Trois titres sont livrés en français : « C’est très important pour moi. J’encourage mes auteurs-compositeurs à écrire dans cette langue. La musique traverse les frontières et quand tu entends une pièce dans ta propre langue, ça touche quelque chose », soutient Carol Bernard. Son autre choeur, le Montréal Gospel Choir, regroupe 80 voix de tous les âges et reflète la diversité de la ville. « Le gospel n’est pas seulement pour les gens qui habitaient aux États-Unis dans les années 1960 », souligne la directrice.













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