Concerts classiques - Un Schumann d'exception
Quand Claire-Marie Le Guay débarque à Montréal, l'auditeur doit avoir la santé et les nerfs solides. Articuler un programme autour d'un noyau constitué par l'unique Sonate de Janacek et les Kreisleriana de Schumann s'avère fort exigeant. Dès le début de la Sonate «1er octobre 1905», date de la mort du manifestant Frantisek Pavlik dans une rue de Brno, sont musicalement éclairées deux expressions de la peur, celle mêlée d'espoir et celle, tétanisante, d'une issue forcément fatale. Ces deux idées s'imbriqueront durant les cinq minutes du mouvement «Pressentiment», avant de mener à l'Adagio «La Mort». La partition est lancinante, obsédante.
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