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    Jubiler et déchanter

    7 juillet 2014 |Sylvain Cormier | Musique
    Beck a littéralement groové.
    Photo: Pedro Ruiz Le Devoir Beck a littéralement groové.
    Tout sur le Festival international de jazz

    Être l’attitré des vedettes pas jazz — je passe pour ainsi dire mon FIJM à Wilfrid — comporte ce risque : on jubile ou on déchante, selon ce qu’il y a de vie dans la légende vivante. Mais à ce point comblé ou déçu ? Jamais autant que cette année. Et j’ai évité B. B. King.

     

    Le moment où la question surgit : bouchons ou pas bouchons ? Oui, Beck a monté les amplis à onze, oui on est sortis sans ouïe, mais quel groooooove !

     

    Le moment content pas content : le coït interrompu d’Elvis Costello, qui a écourté son show et notre plaisir d’une grosse heure, préférant caracoler vers sa Diana Krall.

     

    Le moment où j’ai constaté qu’à 59 kilos en moins, ça danse mieux et même tout le temps et c’est la joie : à Beck et à Diana Ross, comme à Stromae aux Francos ; je ne voulais plus m’asseoir.

     

    Le moment où l’on sait qu’on est à Montréal et pas ailleurs : avec le magnifique Rufus Wainwright et la tout aussi magnifique et bordélique tribu des McGarrigle-Wainwright-Lanken. La « grande décharge émotive familiale », a dit mon amie. Exactement ça.

     

    Le moment de complicité sans âge : le suave Tony Bennett avec Lady Gaga élégantissime, s’offrant l’un l’autre le meilleur du « great american songbook ». Boni dûment chéri.

     

    Le moment non-c’est-pas-vrai-elle-a-pas-fait-ça : Aretha Franklin parachevant le gâchis d’un show sans goût par le lancer des faux cils et de la perruque. Déchéance, malaise… et tristesse.

     

    Le moment de communion : entre Diana Ross, ses succès époque Supremes ou période solo, son orchestre, sa fille Rhonda et le public, tout était synchro. Non, le glamour n’empêche pas le partage.

     

    Le moment délicieusement enveloppant : Vincent Réhel et son groupe d’élite, dont Joss Tellier tout en retenue, entourant Rickie Lee Jones avec tant de dévouement délicat, d’attention et d’excellence que la chanteuse heureuse trépignait et se surpassait. Ooooh ! La version du Pusherman de Curtis Mayfield… De la drogue sans drogue, c’est ça.













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