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    La musique québécoise recule (encore)

    Sa part de marché dans l’ensemble des ventes de musique au Québec passe de 42 % (2012) à 38 % (2013) en raison des faibles ventes numériques

    3 avril 2014 |Frédérique Doyon | Musique
    Paul Daraîche est l’un des artistes qui occupent les trois places détenues par des Québécois au palmarès des meilleurs vendeurs.
    Photo: François Pesant Le Devoir Paul Daraîche est l’un des artistes qui occupent les trois places détenues par des Québécois au palmarès des meilleurs vendeurs.
    Pour consulter l'étude Les ventes d'enregistrements sonores au Québec en 2013 (pdf)

    Quatrième année de recul consécutif pour le marché de la musique proprement québécoise. Tous supports confondus, les ventes d’enregistrements sonores qui ont au moins une dimension (artistique ou industrielle) québécoise ont perdu quatre points de pourcentage, passant de 43,6 % en 2011 à 42,1 % en 2012 à 38,4 % en 2013.

     

    « Le résultat de cette année est le plus faible depuis 2008, qui est l’année à partir de laquelle le calcul de la part québécoise tient compte des produits numériques », écrit Claude Fortier dans Les ventes d’enregistrements sonores au Québec en 2013, tiré du dernier bulletin Optique culture de l’Observatoire de la culture et des communications du Québec (OCCQ).

     

    Cet essoufflement est dû à la piètre performance des ventes numériques de musique québécoise. Si la signature québécoise continue d’accaparer la moitié du marché des CD en dur, elle perd sa griffe dans le monde des albums virtuels (-12 %), alors que les ventes numériques fleurissent pour les albums non québécois (+19 %). Et ça stagne (7 %) du côté des singles made in Québec.

     

    Les artistes québécois n’occupent d’ailleurs que trois places du palmarès des dix meilleurs vendeurs, comparativement à sept en 2012. C’est Céline Dion qui trône au sommet, suivie par Paul Daraîche et le tandem Marie-Ève Janvier et Jean-François Breau, respectivement en sixième et septième positions.

     

    Dans l’ensemble, la musique continue sa progression numérique. Pratiquement inexistante il y a dix ans, elle représente plus du tiers (35 %) des ventes de musique au Québec. C’est toutefois moins qu’aux États-Unis (56 %) et que dans le reste du Canada (59 %).

     

    Et les bonds de ventes numériques ne sont plus aussi spectaculaires que dans la deuxième moitié de la décennie 2000. Les albums virtuels ont connu une hausse de 8 % de leurs ventes en 2013. Et celles de pistes numériques n’ont crû que de 1 %, alors qu’elles bondissaient de 50 % en 2011.

     

    Si bien, que l’ensemble du marché de la musique en pâtit, car pendant ce temps, le recul des ventes physique continue… « L’année 2013 semble en rupture avec le portrait relativement stable des dernières années, avec une forte baisse des ventes, de 14 %, pour le CD par rapport à 2012, baisse qui ne peut être compensée par la croissance des ventes des produits numériques. »

     

    L’album, triste cancre

     

    Champions du déclin, les albums sont en recul de 10 % par rapport à 2012, notamment à cause de l’essoufflement des ventes de CD (-14 %). L’OCCQ l’attribue au fléchissement des gros vendeurs, les albums vendus à plus de 25 000 exemplaires étant passés de 56 en 2004 à 29 en 2013.

     

    Ceci dit, l’album continue de dominer le marché musical (86 %), mais son recul doublé du retour progressif du single numérique « viennent remettre en question la place centrale de l’album », écrit l’analyste de l’OCCQ.

    Paul Daraîche est l’un des artistes qui occupent les trois places détenues par des Québécois au palmarès des meilleurs vendeurs.












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