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    Concerts

    World Kora Trio

    1 mars 2014 |Yves Bernard | Musique
    Au Complexe Culturel Félix-Leclerc 
    de La Tuque, samedi 1er mars à 20 h
    Renseignements : 819 523-2600
    à l’Astral, dimanche 2 mars à 20 h
    Renseignements : 514 288-9955, 
    1-85 lumières

    Dans le cadre des activités entourant le 100e anniversaire de Félix Leclerc, les Latuquois pourront découvrir ce splendide trio français métis ce soir au Complexe culturel Félix-Leclerc, alors que les Montréalais profiteront de la même possibilité à L’Astral dimanche à Montréal en lumière.

     

    L’histoire du groupe commence en 2010 au festival Rochefort en accords, à Rochefort, en Charente-Maritime, ville qui fut longtemps un point de départ pour les grandes traversées. Le directeur artistique de l’événement provoque la création d’un nouveau duo, ouvert à plusieurs aventures, composé du violoncelliste Éric Longsworth et du koriste Chérif Soumano. Ex-Montréalais établi en France depuis plus d’une décennie, le premier est de formation classique, mais influencé par les racines américaines. Il crée un art assez inclassable et conçoit ses pièces comme autant d’histoires à raconter. De son côté, Chérif Soumano est issu de la tradition malienne, mais provient aussi du rock, du jazz et du reggae. Il peut donc ajouter à sa kora une pédale wah-wah et toutes sortes d’autres effets de distorsion.

     

    Le World Jazz Kora était d’abord le projet d’un duo, il est devenu celui d’une planète, et les deux complices ont fait une autre rencontre, celle du percussionniste Jean-Luc Di Fraya, qui a intégré la formation. Il accentue le côté rythmique des deux autres et fait sautiller la musique avec un kit de percussions assez élaboré. Il chante aussi, se plonge dans les vocalises éthérées qui rappellent à la fois l’esprit de certaines voix africaines haut perchées et le contre-ténor occidental.

     

    En dépit du nom du groupe, la présence du violoncelle et des percussions semble tout aussi importante que celle de la kora. L’album Korazon, un jeu de mots avec «kora» et « coeur » en espagnol, en témoigne. Le violoncelle électrique peut être joué comme une guitare ou une contrebasse, la kora, comme un instrument de percussion ou mélodique, et les trois artistes sont d’habiles improvisateurs. On change souvent les rôles et on navigue entre les mondes. C’est cristallin et sautillant, blues ou rock en sous-entendu, calme et profond par moments, aérien et doucement sophistiqué, tendre et souvent très joyeux.













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