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    Les meilleurs disques québécois de 2013 - Ces disques qui sont partis à point

    18 décembre 2013 |Philippe Papineau | Musique
    Jimmy Hunt
    Photo: Annik MH de Carufel - Le Devoir Jimmy Hunt
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    Il y a des disques qui poussent plus fort que d’autres, qui réussissent à se trouver une place de choix dans nos oreilles, même si ça se bouscule ferme au portillon des parutions. Et il y a des disques qui, des semaines et des mois après, continuent à dominer cette course, et qui seront probablement encore en piste dans deux, trois, dix ans. Voici les champions de 2013.

    1. Jimmy Hunt, Maladie d’amour : Le deuxième disque solo de Jimmy Hunt donne un grand coup. Avec ses airs faussement romantiques un brin rétro, Maladie d’amour produit à la fois une vague impression de déjà vu tout en offrant la certitude qu’il n’y a jamais eu d’album du genre à être sorti du Québec. C’est un univers audacieux mais hyper pop, fait de guitares et de claviers un brin kitsch, avec un petit fond de Gainsbourg ou de Biolay (mais sans la prétention). Et les mélodies de Hunt sont ravageuses. À aimer maladivement.

    2. Arcade Fire, Reflektor : On vous disait à la sortie de l’hypermédiatisé quatrième disque des Montréalais que Reflektor prendrait du temps à apprivoiser. Huit semaines plus tard, on peut dire qu’Arcade Fire a réussi son pari musical. Ils auraient pu continuer à faire leur indie rock efficace habituel, mais ils ont préféré se mettre en danger dans un univers carnavalesque aussi dense que riche. Et ça marche.

    3. Alaclair Ensemble, Les maigres blancs d’Amérique du noir: Ce deuxième «vrai» disque de la brillante formation rap fait encore mouche. Doté d’un titre formidable, cet album propose des beats très «années 1990», volontairement décalés, comme leur univers flamboyant où se multiplient les formules accrocheuses. Une pierre de plus à leur cathédrale bas-canadienne, qui mérite votre foi. Amen.

    4. Les sœurs Boulay, Le poids des confettis: Quand Mélanie et Stéphanie Boulay chantent en harmonie, on ne sait pas qui des deux sœurs fait quelle partie. Qui chante cette note grave? Qui va chercher la quinte? Aucune idée, ça coule comme le fleuve en Gaspésie. Ce premier disque folk tout simple et faussement enfantin happe, hameçonne, brasse par en dedans, fait sourire. Un grand début pour les deux jeunes femmes.

    5. Dead Obies, Montréal $ud: Buzz de l’automne sur la scène alternative, la jeune formation rap Dead Obies n’a pas déçu avec un premier disque nerveux, dense, long, sombre, rempli d’urgence et de fureur de vivre. Ses textes en français et en anglais sont profondément ancrés dans la réalité de la jeunesse québécoise. Un album-baromètre.

    6. Boogat, El Dorado Sunset: Le talentueux rappeur et chanteur montréalais Boogat est le seul qui, cette année, nous a fait écouter au complet un disque tout en espagnol. Sa trame urbaine, tissée d’un hip-hop à la Radio Radio et d’une musique latine faite de percussions et de cuivres, est hypercontagieuse. Pas besoin de connaître la langue ou de maîtriser quelque code musical que ce soit, El Dorado Sunset est un disque clé en main, et pas con pour autant.

    7. Xavier Caféïne, New Love: Le vétéran musicien Xavier Caféïne a lancé cette année un de ses meilleurs efforts, juste un peu derrière son excellent Gisèle, paru en 2006. New Love, album en majorité en anglais, rappelle le goût de la révolte des Clash, le son synthétique de claviers à la Joy Divison et l’agressivité du rock-électro de We Are Wolves. Le tout doublé de mélodies efficaces, assez joyeuses malgré la prémisse plutôt triste du disque.

    8. Koriass, Rue des Saules: Ce qu’on apprécie particulièrement dans ce troisième disque du rappeur Koriass, c’est l’impudeur, la franchise, la transparence de son personnage. Musicalement classique et efficace — avec quelques incartades plus actuelles —, Rue des Saules manque un peu de légèreté ou de deuxième degré, mais Koriass a livré un disque de grande qualité.

    9. Forêt, Forêt : Sur leur premier disque, Émilie Laforest et Joseph Marchand, couple dans la vie et duo musical dans le travail, ont fort joliment mis en musique des textes de la poète Kim Doré. Leur univers est éthéré, sombre, riche, inquiétant même. C’est pop et aussi expérimental, la voix est haut perchée et les guitares arpégées. Suivez le guide, et empruntez le sentier.

    10. Jason Bajada, Le résultat de mes bêtises : C’est le premier disque en français pour le Montréalais qui a mis le paquet dans l’enrobage de ses chansons. C’est feutré et orchestral à certains endroits, rock et bourré de claviers ailleurs. On s’y sent bien et les mélodies valent le détour.

    Écoutez une pièce de chacun des artistes de ce palmarès













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