Disque - Les Chercheurs d'or, Les Chercheurs d'or

Québécitude. Nord-américanité. La langue est d’ici, la musique à grandeur de continent. Le propos a goût local de bière sans col de mousse — par exemple, l’histoire drôle pas drôle de Shirley la délaissée, que la douleur et la boisson mènent à tout dévoiler sur un comptoir de bar —, mais se traduirait partout où l’on boit, souffre et hurle « comme une perdue ». C’est encore un brin trad de souche, mais bien plus nourri de blues (Le blues d’être tout seul en prison), de spiritual (Allume-donc la radio), de country des origines (la bien-nommée Belle country), et surtout de folk-pop de route roulée longtemps, empruntant ici un violon cajun, là des guitares hors-la-loi des alentours de Nashville, un banjo dans les Smoky Mountains. Isabeau a perdu son nom dans le nom du groupe, mais la belle voix de la Valois est toujours au centre (splendide dans L’impression que c’est dimanche) : les Chercheurs, à force de chercher, se sont trouvés. L’or est dans la quête. Au Lion d’Or ce vendredi.