Disque - Alex Nevsky, Himalaya mon amour

Dans mon premier texte sur Alex Nevsky, en 2010, je l’avais surnommé le Pierre Lalonde du Mile-End. Savez, le genre de chanteur de charme à la bouche un peu molle, mais avec une barbe de trois jours vachement cool. Il s’en était bien défendu, mais maintenant, sur son compte Twitter, Nevsky en fait un bout de sa bio. Absorber, macérer, en rire, et continuer à avancer, quoi. Eh bien, il fait la même chose avec son deuxième disque, Himalaya mon amour. Il a absorbé un paquet de trucs, les a fait macérer et a avancé. Oui, ça déborde d’amour, souvent disparu, mais Nevsky a essoré l’extra-miel de ses chansons et offre des sonorités plus riches. C’est encore lancinant, mais on est plus proche de l’os, tout proche, en fait. On y trouve de beaux feux d’artifice, comme On leur a fait croire, mais par moments, c’est nous qui entrons dans sa bulle, et pas l’inverse. Un changement majeur, un disque surprenant.