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Le grand bain sonore

13 mai 2013 | Christophe Huss | Musique

Orchestre métropolitain, «2 orchestres, 1 chef».
Richard Strauss : Suites de La Femme sans ombre et du Chevalier à la rose. Ainsi parlait Zarathoustra. Orchestre Métropolitain et Orchestre du Centre National des Arts d’Ottawa, Yannick Nézet-Séguin. Maison symphonique de Montréal, vendredi 10 mai.

En un judicieux clin d’oeil à l’actualité sportive récente, Yannick Nézet-Séguin relevait, en préambule, que ce concert était l’occasion d’un « Montréal-Ottawa, avec deux équipes gagnantes ». Bien vu et bien joué !

Les deux orchestres s’étaient déjà rencontrés dans Mahler et leurs retrouvailles dans Strauss nous ont valu un grand bain de musique. Le spectacle était d’autant plus impressionnant que deux concerts à Ottawa avaient préludé à celui-ci. Les choses étaient si bien rodées qu’on se disait que Yannick Nézet-Séguin aurait pu faire jouer la Suite du Chevalier à la rose à l’envers, tant le corpus orchestral répondait à la moindre de ses inflexions. Constatant bien vite cette latitude, le chef québécois en a usé et s’est fait plaisir dans les transitions et les rythmes de valse, qui tentaient de retrouver l’onctuosité un peu décadente, ce Schmalz typiquement viennois. Tout le monde en a bien profité, d’autant qu’avec 120 musiciens sur scène et un réglage bas du plafond, genre symphonie de Mozart, la Maison symphonique sonnait avec impact et une générosité inaccoutumée en bas-médiums et graves.


En première partie la Suite du Chevalier à la Rose a éclipsé celle de La femme sans ombre, d’autant que, pour cet opéra, Yannick Nézet-Séguin a opté pour la paresseuse suite compilée par Strauss pour se faire de l’argent de poche après la guerre alors qu’il existe une autre partition, compilée par le chef Erich Leinsdorf, symphoniquement bien plus efficace et vraiment représentative de la richesse de l’opéra.


En seconde partie Ainsi parlait Zarathoustra a été brassée avec efficacité et logique par rapport à la partition et tous les élans qu’elle induit. Le parti pris de Yannick Nézet-Séguin est d’opter pour un tempo de base assez lent, dans les épisodes retenus, ce qui permet de rendre les emballements plus spectaculaires.


Sur scène, les premiers pupitres alternaient et l’orchestre ainsi constitué sonnait comme un seul organisme. La complicité des contrebasses, notamment, faisait plaisir à voir. L’opération est à reconduire, évidemment.

 
 
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