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Concerts classiques - L’orchestre timide

7 mai 2013 | Christophe Huss | Musique

Orchestre de chambre McGill

Soirée de gala avec Jan Lisiecki (piano). Chopin : Études opus 10. Stewart Grant : Spring Came Dancing. Mozart : Concerto pour piano n° 9. Geneviève Leclaire et Jan Lisiecki (direction). Maison symphonique de Montréal, lundi 6 mai 2013.

Le concert de gala de l’Orchestre de chambre McGill n’était que bizarreries : des musiciens qui s’éclipsent pour laisser finir le piano seul ; l’ajout d’une oeuvre, un Concerto a cinque d’Albinoni, avec de jeunes musiciens de l’École du Plateau ; l’absence du directeur musical, Boris Brott, appelé à diriger un concert au Vatican ; la présence de Genevieve Leclaire, son ancienne assistante à Ottawa et le premier essai de Jan Lisiecki à la direction d’orchestre, depuis son piano dans Mozart.

Cela faisait beaucoup d’imprévus auxquels s’est ajoutée l’absence de programmes imprimés. Au lieu de simplement énoncer les oeuvres et de présenter les jeunes sur scène, Hans P. Black, président du conseil d’administration, s’est enlisé dans d’inutiles blagues. Quant à la soirée, il n’y avait que les Études de Chopin par Lisiecki à se mettre sous la dent. La prochaine fois, l’Orchestre de chambre McGill pourra carrément organiser un récital Jan Lisiecki, au profit d’un orchestre incapable de remplir la salle lui-même et programmer des choses intéressantes pour l’occasion !


Le choix de l’insipide oeuvrette de Stewart Grant, alors que le concert était patroné par le consul de Pologne et que nous devrions célébrer le centenaire du grand compositeur polonais Lutoslawski, est impardonnable. Le concerto de Mozart n’était pas dirigé par Lisiecki, mais pris en main par Jean-Sébastien Roy, le 1er violon, qui s’est remarquablement acquitté de sa tâche. Pour le remercier, Lisiecki a oublié de faire lever l’orchestre et prit les applaudissements pour lui ! Comme dans son CD Mozart, le Concerto Jeunehomme de Lisiecki s’est déroulé imperturbablement, sans grâce ni poésie.


Les Études de Chopin, impeccablement maîtrisées sur le plan digital, ont été, là aussi, conformes au CD : des Études lentes un peu accélérées, une belle fluidité, des contrastes dynamiques lissés et une narration plus bi- que tri-dimensionnelle. Impeccable pour un jeune homme, en attendant sa maturation musicale.

 
 
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