Un clip de Xavier Dolan déchaîne les passions en France
Au fil d’un crescendo implaccable, les quolibets se meuvent en violence physique qui culmine par la crucifixion du jeune homme et le triomphe du bourreau en chef. La forme soignée oppose un contraste saisissant avec la dureté du contenu.
Dans Le Point, on soutient que «le clip frappe juste, l’actualité le prouve, depuis les récents suicides d’adolescents ayant subi les brimades de leurs 'camarades' jusqu’aux violentes agressions en marge du débat sur le mariage pour tous». Le Figaro se montre plus circonspect. «À quelques mois de leur nouvelle tournée [...], les musiciens ont peut-être envisagé le buzz polémique comme un atout de plus à leur 'rock credibility'», y suggère-t-on.
Face aux critiques qui pleuvent, le jeune cinéaste persiste et signe. «Il n’y a pas d’ambiguïté dans le message de non-violence du clip. On est immédiatement dans l’empathie avec le personnage, souligne Xavier Dolan dans LeParisien. Pour moi, la société fonctionne selon le concept de meute. On en fait partie ou pas. Et c’est très difficile de s’y opposer, d’être contre un ensemble de personnes».
Fait intéressant, on associe d’emblée le vidéoclip à une charge contre l’homophobie, mais le propos de College Boy peut englober tous les types de marginalités.
Le Devoir








