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    Concert classique - Jeunesse se passe...

    26 avril 2013 |Christophe Huss | Musique

    Orchestre métropolitain

    « Airs de jeunesse 2.0 ». Champagne : Lux, pour choeur d’enfants et orchestre. Nicolas Gilbert et les élèves de l’école Pierre-Laporte : Pour un coup de triangle. Schumann : Concerto pour piano. Waxman : Carmen Fantasie. Dvorak : Symphonie no 8. Marika Bournaki (piano), Kerson Leong (violon), Choeur des élèves de l’école Pierre-Laporte, Orchestre Métropolitain, Jean-Michaël Lavoie. Maison symphonique de Montréal, 25 avril.

    Des créations impliquant les enfants de l’école Pierre-Laporte, un violoniste de 16 ans, une pianiste de 21 ans et un chef de 30 ans : l’Orchestre Métropolitain décidait de faire la place aux jeunes, jeudi soir.

    C’est peu dire que « Kerson, the kid » a volé la vedette à tout le monde. Le gamin n’a pas grandi, mais il est toujours un phénomène d’assurance, de décontraction et de sonorité. On aime sa perception ludique de la musique et on l’attend désormais dans des concertos.


    Chapeau aussi à la mobilisation musicale des élèves de l’école Pierre-Laporte. Éric Champagne leur a composé une miniature chorale post-Honegger qui comprend une étonnante paraphrase du Chevalier à la rose de Strauss à la fin. Guidées par Nicolas Gilbert, 54 jeunes mains ont accouché de Pour un coup de triangle, poème orchestral aux nombreuses images musicales parfois orientalisantes.


    Pour le reste il s’agissait de revoir Marika Bournaki hors du « ce qu’on doit en penser » et de jauger si le très prosaïque concert de Jean-Michaël Lavoie dirigeant l’OSQ à Lanaudière était une erreur. Dans les deux cas, le bilan est très négatif. Les divers décalages dans Schumann, l’incapacité de Lavoie de faire respirer ensemble les musiciens dans la 1re phrase de l’Adagio de Dvorak, sa gestique parfois très « sur le moment » me rendent très dubitatifs sur ses talents de symphoniste. Peut-être l’usage d’une baguette l’obligerait à se départir de certains gestes stéréotypés genre chef de choeur.


    Pour Marika Bournaki le constat est effondrant. L’enfant prodige ne s’est pas transformé en fée du piano. Lister les défauts occuperait un catalogue. Les principaux sont un toucher monochrome, des rythmes fuyants comme des savonettes, des emballements permanents, un manque de perception de l’armature des phrases et de l’étagement des nuances. Mal-être passager ou excès de confiance? En tous cas, quelque chose ne tourne pas rond.













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