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Dans le sillage de Ravi Shankar

Vishwa Mohan Bhatt et Subhen Chatterjee sont à Montréal pour livrer leur hommage au grand disparu

20 avril 2013 | Yves Bernard | Musique
Grand maître de la musique classique de l’Inde du Nord, Vishwa Mohan Bhatt est également l’un des joueurs de guitare slide parmi les plus délicatement électrisants de la planète.
Photo : Centre culturel Kabir Grand maître de la musique classique de l’Inde du Nord, Vishwa Mohan Bhatt est également l’un des joueurs de guitare slide parmi les plus délicatement électrisants de la planète.

La magie de la guitare indienne

À l’auditorium de la Grande Bibliothèque, samedi 20 avril à 19 h 30. En première partie : Aditya Verma. Renseignements : www.centrekabir.com, 514 620-4182.

De tous les disciples de Pandit (maître) Ravi Shankar, Pandit Vishwa Mohan Bhatt est le plus connu sur la scène internationale avec Anoushka Shankar. Samedi soir, il s’amène à l’auditorium de la Grande Bibliothèque pour livrer son hommage au grand disparu, accompagné par Pandit Subhen Chatterjee, un brillant tabliste de l’actuelle génération de la musique hindoustanie. En première partie de la soirée : Aditya Verma, excellent sarodiste et seul disciple montréalais connu du grand inspirateur. Il lancera d’ailleurs un disque à sa mémoire.


Grand maître de la musique classique de l’Inde du Nord, Vishwa Mohan Bhatt est également l’un des joueurs de guitare slide parmi les plus délicatement électrisants de la planète. C’est le musicien d’une grande ouverture, ce qui l’a mené vers des collaborations avec les Taj Mahal, Béla Fleck et Ry Cooder, avec qui il a remporté un Grammy pour le disque A Meeting by the River. Il y a aussi la tête chercheuse puisque V. M. Bhatt a inventé le mohan veena, l’instrument hybride qu’il a enseigné à Harry Manx.


« J’ai indianisé la guitare hawaïenne en amalgamant des techniques de jeu du sitar, du sarod et de la vina. J’ai également ajouté des cordes sympathiques pour la résonance et d’autres cordes pour le bourdon », explique-t-il. Il vient du Rajasthan et vit à Jaipur : « Je suis très influencé par les musiques traditionnelles et classiques de ma région. J’ai commencé avec mon père qui était responsable d’une école de musique [gharana] à Jaipur. Dans ce style, nous avons une façon particulière d’interpréter la partie la plus rapide, le taan, ou de faire trembler les notes en nous inspirant du dhrupad. »


Ce serait le chant le plus ancien de l’Inde du Nord et ça vibre dans le plus profond de l’âme. V. M. Bhatt donne aussi dans le gayaki ang, autre technique qui permet de rappeler la voix humaine avec son mohan veena. Dans ses ragas, il peut se faire très subtil, pénétrer les alaaps très méditatifs du début, se promener entre les notes, respirer longtemps, triturer les notes en les rythmant avec le bourdon, jouer tout doucement sur les rythmes frénétiques du tabla, augmenter progressivement la cadence jusqu’à l’élan final qui devient spectaculaire à souhait.


Son collègue Pandit Subhen Chatterjee vient d’une grande lignée spirituelle et musicale du Bengale. Il se présente : « Ma première identité est indienne et ma deuxième est bengalie. J’ai commencé à la gharana de Lucknow, l’une des six grandes écoles de tabla en Inde. Puis je me suis inspiré des beautés des cinq autres, avant d’écouter les plus fantastiques batteurs et percussionnistes du reste de la planète. J’incorpore tout cela dans ma musique. Je collabore avec Pandit Bhatt depuis 30 ans. Tu peux imaginer l’harmonie entre nous deux. »


 

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