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    Concerts classiques - Stimulante découverte ethno-animalière

    26 février 2013 |Christophe Huss | Musique

    Montréal Nouvelles Musiques

    Lasse Thoresen : Lop, lokk og Linjar (2001-2002), pour ensemble et chanteuse folk. Berit Opheim (chanteuse), Nouvel Ensemble moderne, Lorraine Vaillancourt. Bain Mathieu, lundi 25 février.

    Le Festival Montréal Nouvelles Musiques se poursuivait lundi avec une proposition attractive du Nouvel Ensemble moderne : une oeuvre norvégienne intitulée Poursuites, appels de bétail et diagrammes (traduction libre de la transcription anglaise), dont Lorraine Vaillancourt a assuré la création canadienne au Domaine Forget en août dernier.

    La proposition est intéressante, car Lasse Thoresen (64 ans) est un cacique de la musique en Norvège et cette oeuvre témoigne de l’introduction dans sa création de musiques du folklore de son pays, notamment dans le troisième des cinq mouvements, intitulé « Chants d’oiseaux et appels de bétail ».


    En mélangeant musique contemporaine, folklore et bruits animaliers (dont, certains, aviaires parfois même joués au violon), Thoresen, par ailleurs apôtre du micro-intervalle, pourrait prétendre à incarner à notre époque un mélange de Bartók, de Messiaen et de Janacek. On s’attendait peu à voir émerger des accents d’un Canteloube nordique dans les parties heureuses (II et V).


    Il est fort dommage que la chiche notice n’ait donné la traduction ni de l’oeuvre, ni de ses mouvements, ni les textes chantés. Pourtant le fait même de leur donner un titre participait de la proposition artistique.


    L’oeuvre de Toresen - une heure - s’écoute sans le moindre ennui. Elle est construite un peu comme la 5e de Mahler, en cinq mouvements avec un volet central animalier hypertrophié, un mouvement initial qui campe le climat, suivi d’un Scherzo, les deux derniers volets étant une plainte nostalgique suivie d’un finale giocoso !


    Thoresen réussit parce qu’il nous surprend, nous intrigue, nous amuse avec ses sons inattendus, ses revirements pleins d’esprit. La chanteuse Berit Opheim fut impeccable, tout comme l’exécution extrêmement soignée de Lorraine Vaillancourt et de ses musiciens amusés.


    Cela faisait plaisir d’entendre une oeuvre de cette obédience aussi titillante, accomplie et préméditée.













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