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    Festival Nouvelles musiques - Le concerto de l’adieu

    22 février 2013 |Christophe Huss | Musique

    MNM

    Vivier : Zipangu (1977). Hymnen an die Nacht (1975). Boudreau : La vie d’un héros (Tombeau de Vivier ; 1999 et 2002). Marie-Annick Béliveau (mezzo), Noémi Racine Gaudreault (violon), Louise- Andrée Baril (piano), Ensemble de la SMCQ, Walter Boudreau. Centre Pierre-Péladeau, jeudi 21 février. Diffusion sur Espace musique le 7 mars.

    Ouverture jeudi soir du Festival Montréal Nouvelles Musiques avec deux classiques de Claude Vivier, disparu il y a 30 ans : Zipangu, oeuvre pour petit ensemble et Hymnen an die Nacht, pour voix et piano, avant-goût d’oeuvres vocales plus accomplies encore, les cinq dernières années de vie de Vivier étant pour plus de la moitié consacrées à des créations vocales, avec notamment l’opéra Kopernikus.


    Un concert entièrement marqué par Vivier, puisque La vie d’un héros (Tombeau de Vivier) de Boudreau est un hommage au compositeur et ami, comprenant des citations d’oeuvres de ce dernier. C’est en fait aussi, et surtout, un véritable concerto pour violon, en bonne et due forme.


    Si les exégètes jugeront de la qualité du collage, les oreilles ouvertes s’entendront à remarquer le côté organique de la pièce, construite par sections, mais avec une logique qui, dans Zipangu de Vivier, semble plus impénétrable.


    La vie d’un héros, avec orchestre de cordes et un percussionniste, se distingue par sa très efficace fin, répétitive et planante, où la soliste quitte petit à petit la scène, ce qui en fait un vrai « concerto de l’adieu ». L’effet fonctionne à fond et ce qui l’entoure rappelle un peu le Cantus à la mémoire de Britten d’Arvo Pärt.


    Zipangu démarre sur une étrange alternance de musique brouillée et de sons exposés. La dernière partie, entamée par les claquements de violoncelles (que l’on retrouve au début de l’oeuvre de Boudreau) est la plus tangible et captivante. Hymnen an die Nacht cultive l’étrange à travers des intervalles inattendus et escarpés. Marie-Annick Béliveau a connu, au début, quelques problèmes de ligne vocale sans conséquence. Sa dernière parole, « Nacht » (nuit) détimbrée était impressionnante, atmosphérique et éloquente.













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