Nominations au 25e Gala de l'ADISQ - Ariane Moffatt révélée et plébiscitée la même année
Quand on aime quelqu'un au Québec, on l'aime en fou. Après Daniel Bélanger et Daniel Boucher, c'est à Ariane Moffatt que les membres votants de l'ADISQ font le coup (piégé?) de la totale. Allez, onze nominations.
Il y a ses cinq nominations à elle toute seule. Catégories «album pop-rock», «auteur ou compositeur», «interprète féminine», «révélation» et «spectacle/auteur-compositeur-interprète». Il y a ses trois nominations dites «industrielles», en collaboration: «arrangeur», «metteur en scène», «réalisateur de disque». Et puis il y a les nominations de ses collaborateurs sans elle, mais en rapport avec son album Aquanaute ou son spectacle: «sonorisateur», «concepteur d'éclairage», «prise de son et mixage». En tout et pour tout, ça fait onze. Onze nominations concernant directement ou indirectement Ariane Moffatt. Ça fait beaucoup en même temps. Pensez: au gala, dimanche 26 octobre prochain, elle pourrait être à la fois révélée et vivre le couronnement de sa jeune carrière. Ariane Moffatt a 24 ans. Un an de moins que l'ADISQ. Déjà le sommet? Hier, au dévoilement des nominations dans un resto montréalais, c'était déjà vertigineux.
C'est bien nous, ça. Quand on embrasse, c'est à bouche-que-veux-tu. Quitte à empêcher l'embrassée de respirer. Le triomphe, on aime ça gros. Voyez Star Académie. Non contents d'avoir mis en place la plus grosse machine de produits dérivés de l'histoire du showbiz québécois, voilà que les fabricants veulent des trophées. Trois nominations pour l'Académie, dont celle de la «chanson populaire de l'année». Combien seront-ils au téléphone pour soutenir Et c'est pas fini, le thème staracadémiste signé Stéphane Venne, parmi les 500 000 qui ont acheté l'album? Plus nombreux que pour Audrey, on gage. Ça fait peur.
Ce qui fait moins peur, ce qui fait même du bien, c'est de constater qu'en plus d'Ariane, la chanson pas du tout centriste d'une belle bande d'artistes, la chanson country-folk amoureusement poétique d'une Chloé Sainte-Marie (huit nominations au total, donc cinq pour ses collaborateurs), la chanson très cool d'un Yann Perreau, la chanson très cool itou d'un Marc Déry et la chanson joyeusement revendicatrice des Cowboys Fringants (tous à cinq nominations), soit si bien positionnée. Et on n'est pas mécontent non plus de revoir au seuil du podium ceux qui, d'album en album et de spectacle en spectacle, ne perdent rien en pertinence, à commencer par un Jean Leloup décidément incontournable (cinq nominations) et une Diane Dufresne, tout aussi indétrônable (six fois nommée). Trouver un artiste aussi résolument champ gauche que Jérôme Minière dans la très prestigieuse catégorie «auteur ou compositeur» fait pareillement plaisir: il n'y en a donc pas toujours que pour les mêmes.
Impossible, dans un registre plus grand public, de ne pas noter la percée de Corneille: à son succès en France s'ajoutent pas moins de six nominations, dont forcément celle de l'«artiste québécois s'étant le plus illustré hors Québec». On remarquera également pour la première fois le plein d'aspirants dans la catégorie «bande sonore originale»: quand le cinéma québécois va bien, la musique de film suit. Évidemment, l'ADISQ subdivisant ses catégories pour faire gagner le plus de gens possible — le gala est d'abord et avant tout une vitrine —, toute une ribambelle d'artistes obtiennent trois, deux ou une nominations. Ne les négligeons pas: il y aura des gagnants dans le lot. La liste complète est sur le site de l'ADISQ (www.adisq.com).
Il y a ses cinq nominations à elle toute seule. Catégories «album pop-rock», «auteur ou compositeur», «interprète féminine», «révélation» et «spectacle/auteur-compositeur-interprète». Il y a ses trois nominations dites «industrielles», en collaboration: «arrangeur», «metteur en scène», «réalisateur de disque». Et puis il y a les nominations de ses collaborateurs sans elle, mais en rapport avec son album Aquanaute ou son spectacle: «sonorisateur», «concepteur d'éclairage», «prise de son et mixage». En tout et pour tout, ça fait onze. Onze nominations concernant directement ou indirectement Ariane Moffatt. Ça fait beaucoup en même temps. Pensez: au gala, dimanche 26 octobre prochain, elle pourrait être à la fois révélée et vivre le couronnement de sa jeune carrière. Ariane Moffatt a 24 ans. Un an de moins que l'ADISQ. Déjà le sommet? Hier, au dévoilement des nominations dans un resto montréalais, c'était déjà vertigineux.
C'est bien nous, ça. Quand on embrasse, c'est à bouche-que-veux-tu. Quitte à empêcher l'embrassée de respirer. Le triomphe, on aime ça gros. Voyez Star Académie. Non contents d'avoir mis en place la plus grosse machine de produits dérivés de l'histoire du showbiz québécois, voilà que les fabricants veulent des trophées. Trois nominations pour l'Académie, dont celle de la «chanson populaire de l'année». Combien seront-ils au téléphone pour soutenir Et c'est pas fini, le thème staracadémiste signé Stéphane Venne, parmi les 500 000 qui ont acheté l'album? Plus nombreux que pour Audrey, on gage. Ça fait peur.
Ce qui fait moins peur, ce qui fait même du bien, c'est de constater qu'en plus d'Ariane, la chanson pas du tout centriste d'une belle bande d'artistes, la chanson country-folk amoureusement poétique d'une Chloé Sainte-Marie (huit nominations au total, donc cinq pour ses collaborateurs), la chanson très cool d'un Yann Perreau, la chanson très cool itou d'un Marc Déry et la chanson joyeusement revendicatrice des Cowboys Fringants (tous à cinq nominations), soit si bien positionnée. Et on n'est pas mécontent non plus de revoir au seuil du podium ceux qui, d'album en album et de spectacle en spectacle, ne perdent rien en pertinence, à commencer par un Jean Leloup décidément incontournable (cinq nominations) et une Diane Dufresne, tout aussi indétrônable (six fois nommée). Trouver un artiste aussi résolument champ gauche que Jérôme Minière dans la très prestigieuse catégorie «auteur ou compositeur» fait pareillement plaisir: il n'y en a donc pas toujours que pour les mêmes.
Impossible, dans un registre plus grand public, de ne pas noter la percée de Corneille: à son succès en France s'ajoutent pas moins de six nominations, dont forcément celle de l'«artiste québécois s'étant le plus illustré hors Québec». On remarquera également pour la première fois le plein d'aspirants dans la catégorie «bande sonore originale»: quand le cinéma québécois va bien, la musique de film suit. Évidemment, l'ADISQ subdivisant ses catégories pour faire gagner le plus de gens possible — le gala est d'abord et avant tout une vitrine —, toute une ribambelle d'artistes obtiennent trois, deux ou une nominations. Ne les négligeons pas: il y aura des gagnants dans le lot. La liste complète est sur le site de l'ADISQ (www.adisq.com).
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