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    Concerts classiques - Chostakovitch gagnant

    3 décembre 2012 |Christophe Huss | Musique

    Orchestre symphonique de McGill

    Debussy : Nocturnes. Chostakovitch : Symphonie n° 13. Taras Kulish (basse), Ensemble vocal Ganymède, Choeur universitaire de McGill, dir. Alexis Hauser. Salle Pollack, vendredi 30 novembre 2012.

    L’Orchestre symphonique de McGill présentait vendredi et samedi un programme de haute tenue et de haute difficulté, associant deux univers musicaux très différents.

    Pour quelques auditeurs qui se passionnent pour la musique de Chostakovitch, l’occasion était trop belle d’entendre la 13e Symphonie, la dramatique Babi Yar, après les Symphonies n° 12 (Toronto Symphony) et 10 (OSM), données en moins de deux semaines.


    Dans les commentaires des prestations de l’Orchestre symphonique de McGill, il ne faut jamais oublier de considérer que leurs programmes de symphonies souvent monumentales sont donnés à Pollack, une salle de 600 places destinée idéalement au récital ou à la musique de chambre. Le seul fait de la saturation acoustique, de cette sensation du son qui vous rentre dans les tripes (et que l’on a aussi à Claude-Champagne lorsque l’Orchestre de l’Université de Montréal y joue une grosse symphonie), porte en lui une ivresse sensorielle que l’on ne peut trouver dans une salle dédiée à la musique symphonique. C’est en quelque sorte une expérience de « trip » de discothèque, appliquée à la musique classique.


    Lorsqu’une symphonie aussi forte et dramatique que Babi Yar est donnée avec ne serait-ce qu’une vraie carrure à Pollack, cela procure un effet enivrant difficilement comparable. Et c’est exactement ce qui est arrivé vendredi. Car de la carrure, Alexis Hauser, en donne à ses lectures. Il est - du moins dans Chostakovitch - un excellent chef pour ses étudiants, car il met l’oeuvre sur des rails et s’y tient. Un peu court en termes d’ampleur dans une salle « normale », Taras Kulish a bien paru à Pollack, de même que le choeur.


    La carrure et les rails chers à Hauser ne conviennent absolument pas à Debussy. Dans Nuages, l’épisode à la flûte, « expressif, un peu animé », ralenti et s’enlise et c’est toute l’agogique de Nuages qui est totalement à côté de la plaque, sans compter un début calamiteux (d’ailleurs la première mesure de Chostakovitch n’était pas en place non plus). Fêtes, plus motorique, convient à peu près au chef - encore que la marche centrale caracole - alors que de la sensualité éthérée de Sirènes il ne reste rien.


    Mais on était venu pour Chostakovitch et on en a eu pour notre argent. En début de concert la remise du violon d’or à l’étudiant Baptiste Rodrigue a pris 15 minutes. Baptiste Rodrigue est le premier lauréat étranger de la chose et, évidemment, ça prend un compatriote français pour faire un discours de remerciement en anglais à Montréal, alors que même le doyen anglophone s’est exprimé prioritairement en français !

     
     
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