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    En rentrée montréalaise au Club Soda – Un nouveau vieux visage pour Bernard Adamus

    10 novembre 2012 11h21 |Philippe Papineau | Musique
    Le Club Soda affichait déjà complet depuis plusieurs jours, voire plusieurs semaines pour la rentrée montréalaise de Bernard Adamus, vendredi soir, un spectacle donné dans le cadre du Coup de cœur francophone. Et les centaines de fans agglutinés dans la salle ont eu droit à un Adamus très en forme, dans une nouvelle formule musicale qui lui va comme un gant.

    Au lieu du traditionnel groupe blues et folk, Adamus rode depuis le lancement de son disque No 2 une formule où les cuivres ont le beau rôle. Vendredi, ils étaient quatre à faire pétarader leurs instruments à vent, soit deux trombones, une trompette et un sousaphone, ce gros tuba qui s’entortille autour de son manieur. Le grand chanteur à la voix rauque était donc cerné d’un côté par ce qu’on pourrait appeler son «petit big band» et de l’autre par ses guitares et par le batteur.

    Qu’est-ce que ça change? Pas mal tout. Ça change les références, ça change l’énergie, la rythmique, l’émotion. Et c’est parfait, parce que quand Adamus joue ses «vieux» succès dans sa formule repensée, les Brun (la couleur de l’amour) et autres Fou de l’île reviennent à la vie avec un visage différent. Sa reprise de La Foule, d’Édith Piaf, était étonnante avec ses arrangements quasi-orchestraux, alors qu’Adamus jouait au Maestro en battant la mesure.

    Bref, le vieux sonne comme du neuf, et le neuf sonne comme du neuf. Et tout ce neuf-là, souvent, sonnait plus que jamais comme le bon vieux concert live que Les Colocs avaient enregistrés en 1995 sous le nom Atrocetomique. C’est arrivé plusieurs fois vendredi soir, où la ressemblance était frappante. Les pétarades des cuivres, l’harmonica, la guitare pompée, le chant presque rap, les textes sombres sur les airs joyeux…

    Adamus a bien rythmé sa soirée, alternant les bombes dansantes (Entre ici pis chez vous) et les pièces douces, dont 2176, qui pourrait devenir un véritable hymne d’amitié avec un coup de pouce des radios. Il reste bien quelques boulons à resserrer ici et là – sa Rue Ontario manquait de mordant par rapport à ses versions précédentes – mais Bernard Adamus a décidément trouvé un excellent filon pour sa deuxième virée québécoise. Lui et sa bande «arrivent comme une tonne de brique», comme chantait Dédé.
     
     
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