Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • fermer

    Connexion au Devoir.com

    Mot de passe oublié?

    Concerts classiques - De Haendel à Magnard : du solide

    10 novembre 2012 |Christophe Huss | Musique

    Rinaldo

    Opéra de Haendel. Opéra McGill. Rebecca Robinson (Rinaldo), Michaela Dickey (Goffredo), Pascale Spinney (Eustazio), Imre Ince (magicienne), Sara Ptak (Almirene), Caitlin Hammon (Armida), Gordon Bintner (Argante). Orchestre baroque McGill, Hank Knox. Salle Pollack, jeudi 8 novembre. Reprise vendredi.

     

    OSM. Magnard : Symphonie n° 4

    Direction : Stéphane Laforest. Maison symphonique de Montréal, vendredi 9 novembre.

    En puisant chaque année un ouvrage dans le répertoire baroque, Opéra McGill propose des défis ardus à ses étudiants, défis d’autant plus grands lorsqu’il s’agit d’aborder Haendel.

    Rinaldo est l’un des rôles les plus en vue pour les grands contre-ténors de notre temps. On peut évidemment le faire chanter par une mezzo, mais, à l’épreuve de la réalité, l’accumulation sur scène de chanteuses dans des rôles masculins, telle que vue jeudi, fait un peu réunion de perruches.


    Ce qui serait peu pardonnable de la part d’une institution lyrique se comprend dans le cas d’une université, qui fait avec ce dont elle dispose, en l’occurrence des apprenties cantatrices en grand nombre. Si des « oh ! » et « ah ! » à peine refoulés ont salué l’entrée de Gordon Bintner en Argante, c’est parce que ce dernier se démarque par la voix et la présence scénique. Argante n’ajoute rien au palmarès de Bintner. Comme Philippe Sly en fin d’études, il est déjà passé à autre chose…


    Rinaldo, dans une mise en scène sobre et astucieuse de François Racine, dans des costumes médiévaux, est donc surtout une revue d’effectifs du vivier vocal féminin de McGill. Tout le monde a sa place sur scène, mais sans particulièrement se distinguer, à part Pascale Spinney en Eustazio : voix d’une grande présence, qui tend à pousser un peu ses notes les plus graves. À Rebecca Robinson, juste et sensible, il manque l’aura dramatique dans le rôle-titre et à Michaela Dickey en Goffredo, beaucoup de couleurs et de relief. Mais tout le monde, on le répète, chante de manière cultivée, avec plus ou moins d’aise dans les vocalises haendéliennes. Qui se démarquera et fera carrière ? Ça, c’est autre chose…


    Le mérite des protagonistes sur le plateau est à saluer, car une fois de plus lorsqu’il s’agit d’opéra baroque, dans la fosse, la justesse des cordes était souvent douteuse.


    Le lendemain matin, on allait à l’OSM entendre la 4e Symphonie de Magnard. Après la défection de Jean-Marie Zeitouni, c’est Stéphane Laforest qui s’est vu confier la direction. Bilan positif de la programmation de cette rareté intéressante : il a très bien fait sonner l’orchestre, tout en ne résolvant pas plus que d’autres le mystère de ce 3e mouvement, qu’il faut sans cesse relancer dans un tempo « sans lenteur ». Quelques contrastes dynamiques et le rôle de la harpe auraient pu être mis plus en relief.

     
     
    Édition abonné
    La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
     
     












    CAPTCHA Image Générer un nouveau code

    Envoyer
    Fermer
    Blogues

    Articles les plus : Commentés|Aimés
    Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel