Martha Wainwright au Corona - Martha comme on aime Martha
Ce n'est pas parce qu'elle donnait lundi le vrai coup d'envoi à la tournée de son nouveau disque que Martha Wainwright allait se prendre la tête ou les pieds dans les fleurs du tapis. Que non: on a eu droit à la Martha de toujours, éclatée dans le genre, puissante dans le ton, émotive dans l'intention, zéro protocole, plein plaisir. Jusqu'au t-shirt sous son veston à paillette, clamant que «Rufus is a tit man»…
En fait, le chandail reproduisait le titre d'une vieille chanson du paternel Loudon III, dédiée à son fils. Façon pour Martha de saluer subtilement son frère et son père. Car la Martha de toujours est nécessairement aussi celle des réunions du clan Wainwright-McGarrigle, et ça non plus ça ne change pas. Salut Loudon et Rufus donc, et salut Anna également — la tante s'est pointée au piano vers 23h pour accompagner Martha sur «Dans le silence», une perle du répertoire des soeurs McGarrigle.
Le Corona était plein pour le passage de la Montréalaise. Six musiciens sur scène, groupe complet pour présenter le contenu presque intégral de Come Home To Mama. Un seul titre du disque n'a pas trouvé place dans le concert. Martha a autrement pigé trois chansons dans ses deux premiers albums, et une dans son hommage à Piaf. Pari risqué que de se consacrer uniquement au nouveau matériel? Mais non: la facture joliment pop du dernier disque le rend tout ce qu'il y a plus agréable d'approche. C'est comme les mules en reptile de Fersen: essayer, c'est adopter.
Un début de tournée implique quelques hésitations, des versions assez semblables de celles studio (la griffe de la réalisatrice Yuka Honda est peut-être un peu moins présente sur scène). Mais le naturel désarmant de Martha Wainwright gomme n'importe quel petit cafouillage, crée le liant qui pourrait manquer. On appelle ça du charisme — trait de personnalité plutôt remarquable chez elle. Faut pas chercher à comprendre: ça opère, c'est tout.
De même sa voix: envoûtante. Dans la pop-rock, dans les ballades bluesées, dans le folk, tout colle. Wainwright possède non seulement le registre, mais aussi la puissance et la texture des voix qui ont de l'âme. Sa technique, c'est l'émotion pure, le souffle qui vient du coeur et du ventre. Et c'est plus que tout ce qui porte ce spectacle: le groove est là, les textes sont là, mais c'est au final la couleur de la voix et ce qu'elle porte qui révèlent le mieux Martha Wainwright.
En fait, le chandail reproduisait le titre d'une vieille chanson du paternel Loudon III, dédiée à son fils. Façon pour Martha de saluer subtilement son frère et son père. Car la Martha de toujours est nécessairement aussi celle des réunions du clan Wainwright-McGarrigle, et ça non plus ça ne change pas. Salut Loudon et Rufus donc, et salut Anna également — la tante s'est pointée au piano vers 23h pour accompagner Martha sur «Dans le silence», une perle du répertoire des soeurs McGarrigle.
Le Corona était plein pour le passage de la Montréalaise. Six musiciens sur scène, groupe complet pour présenter le contenu presque intégral de Come Home To Mama. Un seul titre du disque n'a pas trouvé place dans le concert. Martha a autrement pigé trois chansons dans ses deux premiers albums, et une dans son hommage à Piaf. Pari risqué que de se consacrer uniquement au nouveau matériel? Mais non: la facture joliment pop du dernier disque le rend tout ce qu'il y a plus agréable d'approche. C'est comme les mules en reptile de Fersen: essayer, c'est adopter.
Un début de tournée implique quelques hésitations, des versions assez semblables de celles studio (la griffe de la réalisatrice Yuka Honda est peut-être un peu moins présente sur scène). Mais le naturel désarmant de Martha Wainwright gomme n'importe quel petit cafouillage, crée le liant qui pourrait manquer. On appelle ça du charisme — trait de personnalité plutôt remarquable chez elle. Faut pas chercher à comprendre: ça opère, c'est tout.
De même sa voix: envoûtante. Dans la pop-rock, dans les ballades bluesées, dans le folk, tout colle. Wainwright possède non seulement le registre, mais aussi la puissance et la texture des voix qui ont de l'âme. Sa technique, c'est l'émotion pure, le souffle qui vient du coeur et du ventre. Et c'est plus que tout ce qui porte ce spectacle: le groove est là, les textes sont là, mais c'est au final la couleur de la voix et ce qu'elle porte qui révèlent le mieux Martha Wainwright.








