Concerts classiques - Quand la danse baroque se fait belle
L'atmosphère était festive, salle Pierre-Mercure, en ce début de la nouvelle saison de la Nouvele Sinfonie. Dans le paysage plutôt débordant des interprètes et formations qui s'intéressent au répertoire baroque à Montréal, on pourrait légitimement se demander si le «milieu» avait besoin d'un tel orchestre. La réponse s'impose, franche, après le concert de samedi: absolument. Ne serait-ce que par sa taille — près d'une quarantaine de musiciens —, la Nouvele Sinfonie impose une sonorité qu'il fait bon d'entendre et qui remet bien vivant dans nos oreilles ce que l'époque pouvait avoir de fastes et dont de nombreux témoignages nous sont parvenus, mais qu'on n'entend trop souvent qu'en formation réduite. On découvre aussi que ce répertoire savait largement faire usage de la dynamique, ce qui rend encore plus attachante cette musique.
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