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Disque - Cinéma El Mundo, Lo’Jo

28 septembre 2012 | Yves Bernard | Musique

Chanson
Cinéma El Mundo - Lo’Jo

World Village

Ce cinéma du monde est celui des images fortes et des repères qui se croisent dans les contrastes d’une musique intemporelle et sans adresse fixe. « Celui qui ne connaît pas les étoiles ne peut connaître le chemin », chante Denis Péan dans un titre aussi évocateur qu’African Dub Crossing the Fantoms of an Opera. Il s’entoure ici d’Ibrahim, une figure emblématique de Tinariwen. Ailleurs, ce sera la douce voix de Robert Wyatt ou le violoncelle multiple de Vincent Segal. Sur la musique, les voix aiguës et puissantes des soeurs Nadia et Yamina Nid el Mourid font plonger vers un au-delà sonore dans une langue qui paraît parfois imaginaire, comme les portraits qui sont finement tissés. Le fond est chanson, mais les atmosphères souvent étranges, les chants denses, les instruments variés, et les croisements inédits font de ces oeuvres des canaux de libre circulation sonore et poétique. Lo’Jo est l’un des groupes français les plus sous-estimés ici.

Lo'Jo: Tout est fragile


 
 
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