Disque - Kim Churchill, Detail of Distance
Jeune Australien épris de liberté, habitué à avaler la route comme un Jack Kerouac, Kim Churchill a déjà - à l’aube de la vingtaine - la trempe des vieux rockers un peu rêveurs. Il fallait le voir l’an dernier au Festival de jazz, dégoulinant entre ses solos d’harmonica, son fingerpicking hallucinant et sa batterie endiablée. Sur ce deuxième opus, intitulé avec justesse Detail of Distance, on retrouve le même musicien habile et inventif, dans des pièces mélodieuses mi-rock mi-folk où violon et piano s’invitent discrètement. Déjà mature sur son album portant son nom, on sent que l’artiste s’est ici assagi, comme en témoignent des pièces comme Wander the Tracks et Sarah, inspirées par ses errances des trois dernières années. Kim Churchill assoit ici son talent sans perdre de sa fougue, et on écoute Bathed in Black et Coded in Concrete avec le vif sentiment que sa voix puissante et enrouée chante désormais une histoire. Profitez-en, le phénomène sillonne le Québec cet été et plus tard cet automne.








