Clôture du Festival d'été de Québec - Derniers sursauts d’énergie pour Vallières
Yuksek reçoit le prix Miroir Coup de cœur du jury
C’était un soir de grande émotion pour le jeune Vincent Vallières (ici en en duo avec Yann Perreau), à qui on avait confié le grand concert de clôture sur les Plaines d’Abraham. Le concert a pris fin à mi-parcours en raison d’un violent orage.
Ouf. Le monde a tourné pas mal fort hier soir sur les Plaines. Vincent Vallières a livré un excellent début de spectacle rock pour la clôture du Festival d'été. Or, la belle aventure a dû être interrompue par un violent orage.
Vers 22h, le Festival a annoncé que le spectacle était annulé à cause d'un orage violent. Même chose pour tous les concerts extérieurs. La mauvaise température est ainsi venue briser la séquence ininterrompue de beau temps qui prévalait depuis le début. On parlait jusque-là d'un festival béni...
Dommage, car Vallières et sa bande étaient très bien partis et on s'alignait pour un concert particulièrement réussi. Ils avaient traversé environ la moitié du spectacle quand il y a fallu l'interrompre.
Malgré nos craintes en début de soirée, une foule assez imposante et enthousiaste qui l'avait accueilli un peu après 21h. Quand ont retenti les guitares pesantes de «Le monde tourne fort», la preuve était déjà faite que Vallières et sa bande n'étaient pas trop petits pour les Plaines.
Pour ce spectacle charnière, il s'était entouré de ses potes des «12 hommes rapaillés» : Yann Perreau, Richard Séguin, Louis-Jean Cormier. Marie-Pierre Arthur, qui assurait la première partie, s'est également jointe à eux.
À un certain moment, Vallières à remercié les Canadiens de Montréal d'avoir eu une mauvaise saison parce que cela avait poussé les Québécois à se passionner pour autre chose (la crise étudiante bien sûr). «Même si on n'est pas d'accord sur toute, là au moins, on ne peut pas dire qu'il se passe rien, même si on se chicane, on se parle, on marche et on avance. On est pas morts avant d'être morts pis à quelque part, on est peut-être dus pour un nouveau départ», a-t-il lancé.
On a aussi eu droit à une version très réussie de Café Lézard. Louis-Jean Cormier a chanté le premier titre de son album solo, «L'ascenseur», puis Yann Perreau a interprété son grand succès «C'est beau comme on s'aime». Mais on n'aura pas eu le temps d'entendre Richard Séguin entonner «Protest Song».
Même chose pour Février, une version en groupe d'En attendant le soleil, Entre partout et nulle part, Le temps passe, Le bruit des bottes deYann Perreau en duo avec Richard Séguin et On va s’aimer encore. Vraiment malheureux.
Ce spectacle était l'un des rares des Plaines qui comprenait une proposition artistique originale. Les autres soirs, on avait surtout programmé des spectacles de tournées, qu'il s'agisse de Aerosmith, Offspring ou Johnny Halliday qui reprenait l'essentiel d'un concert présenté en France.
Pour ajuster le répertoire de Vallières à l'envergure des Plaines, Louis-Jean Cormier avait réarrangé ses chansons en leur donnant une teneur plus rock. Côté visuel, la metteure en scène Brigitte Poupart avait été mise à contribution en plus des projections du collectif montréalais Geodezic.
Un prix Miroir pour Yuksek
Surprise et bonne idée : plutôt que de dévoiler les Prix Miroir aujourd'hui, le Festival les a remis hier soir avant le concert de Vallières. Le Prix de la langue française est allé à la chanteuse Klo Pelgag. Angélique Kidjo a reçu le prix musiques du monde; Patrice Michaud, le prix de l'auteur-compositeur-interprète. Sans surprise, le prix miroir innovation est allé à Patrick Watson et Yuksek a reçu le coup de coeur du Jury. Enfin, les festivaliers ont jusqu'à cet après-midi pour se prononcer sur le Prix du public.
Une foule clairsemée pour Marie-Pierre Arthur
Une heure avant le spectacle de Vincent Vallières, Marie-Pierre Arthur a dû attaquer son numéro de chant devant une assistance plus modeste. La chanteuse ne s'est toutefois pas laissée démonter, au contraire même. «C'est vraiment impressionnant de vous voir ici, c'est vraiment génial ici», a-t-elle lancé à la foule après quelques airs.
Puis progressivement, le site s'est un peu rempli. La chanteuse a livré une performance très énergique et inspirée. De Fil de soie à All Right, elle a chanté les compositions de son dernier album, Aux alentours.
Soutenue par une bande de musiciens parfois déchaînés (pendant Encore là notamment), elle a su conquérir ceux qui s'étaient déplacés pour l'entendre. J'ai adoré leur version rock et pesante de Droit devant. Une heureuse métamorphose pour cette pièce pourtant si aérienne sur le disque.
Vers 22h, le Festival a annoncé que le spectacle était annulé à cause d'un orage violent. Même chose pour tous les concerts extérieurs. La mauvaise température est ainsi venue briser la séquence ininterrompue de beau temps qui prévalait depuis le début. On parlait jusque-là d'un festival béni...
Dommage, car Vallières et sa bande étaient très bien partis et on s'alignait pour un concert particulièrement réussi. Ils avaient traversé environ la moitié du spectacle quand il y a fallu l'interrompre.
Malgré nos craintes en début de soirée, une foule assez imposante et enthousiaste qui l'avait accueilli un peu après 21h. Quand ont retenti les guitares pesantes de «Le monde tourne fort», la preuve était déjà faite que Vallières et sa bande n'étaient pas trop petits pour les Plaines.
Pour ce spectacle charnière, il s'était entouré de ses potes des «12 hommes rapaillés» : Yann Perreau, Richard Séguin, Louis-Jean Cormier. Marie-Pierre Arthur, qui assurait la première partie, s'est également jointe à eux.
À un certain moment, Vallières à remercié les Canadiens de Montréal d'avoir eu une mauvaise saison parce que cela avait poussé les Québécois à se passionner pour autre chose (la crise étudiante bien sûr). «Même si on n'est pas d'accord sur toute, là au moins, on ne peut pas dire qu'il se passe rien, même si on se chicane, on se parle, on marche et on avance. On est pas morts avant d'être morts pis à quelque part, on est peut-être dus pour un nouveau départ», a-t-il lancé.
On a aussi eu droit à une version très réussie de Café Lézard. Louis-Jean Cormier a chanté le premier titre de son album solo, «L'ascenseur», puis Yann Perreau a interprété son grand succès «C'est beau comme on s'aime». Mais on n'aura pas eu le temps d'entendre Richard Séguin entonner «Protest Song».
Même chose pour Février, une version en groupe d'En attendant le soleil, Entre partout et nulle part, Le temps passe, Le bruit des bottes deYann Perreau en duo avec Richard Séguin et On va s’aimer encore. Vraiment malheureux.
Ce spectacle était l'un des rares des Plaines qui comprenait une proposition artistique originale. Les autres soirs, on avait surtout programmé des spectacles de tournées, qu'il s'agisse de Aerosmith, Offspring ou Johnny Halliday qui reprenait l'essentiel d'un concert présenté en France.
Pour ajuster le répertoire de Vallières à l'envergure des Plaines, Louis-Jean Cormier avait réarrangé ses chansons en leur donnant une teneur plus rock. Côté visuel, la metteure en scène Brigitte Poupart avait été mise à contribution en plus des projections du collectif montréalais Geodezic.
Un prix Miroir pour Yuksek
Surprise et bonne idée : plutôt que de dévoiler les Prix Miroir aujourd'hui, le Festival les a remis hier soir avant le concert de Vallières. Le Prix de la langue française est allé à la chanteuse Klo Pelgag. Angélique Kidjo a reçu le prix musiques du monde; Patrice Michaud, le prix de l'auteur-compositeur-interprète. Sans surprise, le prix miroir innovation est allé à Patrick Watson et Yuksek a reçu le coup de coeur du Jury. Enfin, les festivaliers ont jusqu'à cet après-midi pour se prononcer sur le Prix du public.
Une foule clairsemée pour Marie-Pierre Arthur
Une heure avant le spectacle de Vincent Vallières, Marie-Pierre Arthur a dû attaquer son numéro de chant devant une assistance plus modeste. La chanteuse ne s'est toutefois pas laissée démonter, au contraire même. «C'est vraiment impressionnant de vous voir ici, c'est vraiment génial ici», a-t-elle lancé à la foule après quelques airs.
Puis progressivement, le site s'est un peu rempli. La chanteuse a livré une performance très énergique et inspirée. De Fil de soie à All Right, elle a chanté les compositions de son dernier album, Aux alentours.
Soutenue par une bande de musiciens parfois déchaînés (pendant Encore là notamment), elle a su conquérir ceux qui s'étaient déplacés pour l'entendre. J'ai adoré leur version rock et pesante de Droit devant. Une heureuse métamorphose pour cette pièce pourtant si aérienne sur le disque.








