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Festival d'été de Québec - Beirut et ce «je ne sais quoi»

14 juillet 2012 | Isabelle Porter | Musique
Le concert d’hier de Beirut était un heureux mélange de tous les albums du groupe.
Photo : Clément Allard - Le Devoir Le concert d’hier de Beirut était un heureux mélange de tous les albums du groupe.
L'heure était aux retrouvailles hier pour Beirut et le public de Québec. Comme en 2009, les gens de Québec sont venus en grand nombre à la rencontre de ce groupe aussi inclassable que charmant. La beauté était là mais...

Les musiciens ont attaqué le concert avec la première pièce du dernier album, Santa Fe. La touche d'acordéon au début était très réussie et l'ensemble une belle amorce. Puis ce fut The Shrew du mini album March of the Zapotec porté par de superbes envolées aux trompettes.

Dans la foule, on s'amusait ferme. Et Condon a attrapé son ukulele pour nous offrir Elephant Gun. Joie. Et rebelote avec les cuivres pour Postcards from Italy, un autre bon moment du concert. Au moment de la tombée pour la version papier du journal, le spectacle était vraiment sur un bel élan qui a quelque peu perdu de la vigueur par la suite.

On a ensuite eu droit à une séquence de pièces moins connues et plus instrumentales (Cocek, Akara). Et ce fut Sunday Smile un de leurs grands succès qui a eu moins d'impact que ce à quoi on aurait pu s'attendre.

«Bonsoir Québec, je suis content de vous voir encore», a lancé le chanteur Zach Condon qui nous a parlé aussi de son amour de la poutine. Le groupe s'était déjà arrêté au Festival d'été en 2009 à l'Impérial et on avait manqué de place pour accueillir tous les fans. Comme on pouvait s'y attendre, le site du Pigeonnier était bien rempli hier soir.

Le concert était un heureux mélange de tous les albums du groupe. En plus du  dernier, on a eu droit à plusieurs pièces de leur album des très «pays de l'Est», Gulag Orkestar (2005) et de celui de son époque «vieille France» The Flying Club Cup (2007). Le groupe avait aussi choisi des pièces du mini album Lon Gisland.

Sur scène, le chanteur était accompagné de Perrin Cloutier (accordéon et piano), Nick Petree (percussions), Paul Collins (basse), Kelly Pratt (trompette et euphonium) et Ben Lanz (trombone, tuba, piano). Le groupe a beaucoup tourné ces derniers mois et ça paraît : le spectacle est bien rodé. Mais il manquait quelque chose. Ce n'est peut-être qu'une impression mais Zach Condon avait l'air un peu fatigué... Ou était-ce le lieu ? L'ordre des chansons ? Ou nos attentes, fort élevées ?

Barr Brothers : en attendant le grand spectacle ?

Le groupe était précédé sur scène de deux autres groupes de folk, Harvest Breed et les Barr Brothers.

Le second a débuté le spectacle en douceur vers 20h15 avec Little Lover chanté d'abord en petit comité autour d'un même micro. «On est content de te voir, de vous voir Québec», a lancé le chanteur Brad Barr avant d'entonner Old Myths.

Avec sa discrète intro à la harpe et son puissant crescendo, Kisses from Chelsea nous a offert un beau moment malgré un bref problème de son. Mais c'est évidemment leur chanson la plus connue, Beggar in the Morning qui était la plus espérée. Quand même, cette pièce très douce se faisait un peu enterrer par l'ambiance de pique-nique qui prévalait sur le site. La pièce très «blues» qui a suivi leur a davantage permis de s'imposer. Quoi qu'il en soit, pour Barr Brothers, ce n'était peut-être qu'une première étape. Plus tôt cette semaine, Louis Bellavance disait qu'ils avaient ce qu'il fallait pour revenir comme tête d'affiche.




 
 
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