Aerosmith, les survivants
Jeudi 12 juillet
Plaines d'Abraham, Québec
Québec - Aerosmith a attiré une foule presqu'aussi imposante que celle de Bon Jovi jeudi soir pour son deuxième spectacle à vie dans la capitale. Du rock lourd des années 1970 aux tubes des années 1990, les vieux rockers ont défendu les grands succès de leurs 40 quelque années de carrière.
Tout a commencé vers 21h40 quand Steven Tyler s'est avancé pour entonner - plutôt hurler - «Draw the line». Foulard, cape au vent et beaucoup beaucoup d'attitude. À ses côté, le guitariste Joe Perry, manteau de paillettes noires et verres fumées, balançait sa guitare comme si sa vie en dépendait.
Puis ce fut «Love in an Elevator», dans des vifs éclairages rouge et jaune. À l'avant, une longue allée permettait à Tyler de se balader et de se rapprocher du public. On a ensuite eu droit à l'une des phrases en français de la soirée. «Comment ça va Québec ?» puis ce fut «Falling in Love». Trois chansons à peine et Tyler avait déjà lâché la cape pour nous montrer ses bras tatoués.
Beaucoup se demandaient dans quel état serait la voix de Steven Tyler. La semaine dernière, le chanteur de 64 ans avait dû annuler un spectacle aux États-Unis à cause de soucis de ce côté-là. Or hier, pendant «Jaded», il a poussé une note très loin dans les hauteurs, de quoi détromper tous ceux qui doutaient de lui. Et à nouveau, pendant «What it Takes». Le monsieur a encore du chien.
On ne le sentait pas limité quand il chantait mais le concert était quand même entrecoupé de solos des autres musiciens qui n'étaient pas nécessairement indispensables. Était-ce pour lui permettre de se reposer ? Joey Krammer par exemple, s'est commis dans un solo de batterie assez longuet, frappant sur les caisses comme un forcené avec ses poings. Viril le spectacle.
Le groupe a présenté presque le même alignement de chansons qu'au spectacle de Laval plus tôt cette semaine. À Québec aussi, les balades des années 1990 comme «Crazy», «Cryin'» et «I don't wanna miss a thing» ont été écartées. On a par contre eu droit à des vieilles de la vieille en fin de spectacle comme «Sweet Emotions» et «Walk this Way». Et pour finir «Dream On» avec Tyler derrière un piano blanc. Il finit par monter dessus, des jets de fumées rose émergent du sol. Rien que ça.
Le groupe s'arrêtait au Festival d'été dans le cadre d'une tournée nord-américaine baptisée «Global Warming». Il doit samedi donner un concert à Grand Falls à Terre-Neuve. Le site des Plaines paraissait presque aussi rempli que pour la soirée de Bon Jovi mais cette fois, il n'a pas été fermé.
Le concert permettait de mesurer le grand nombre de succès du groupe. On a tendance à les associer aux tubes des années 1990 mais la première époque d'Aerosmith regorge de pièces marquantes du rock américain, qu'on pense à «Sweet Emotions» (mon meilleur moment du spectacle) ou «Dream On». Comme disait Slash de Guns n' Roses au magazine Rolling Stone, la jeune génération «n'a aucune idée de ce qu'était le Aerosmith classique». Outre Guns n' Roses, des groupes comme Soundgarden, Nirvana, Alice in Chains et Pearl Jam ont tous été fortement influencés par eux, précisait-il.
Malgré ses 40 quelque années au service du rock, le dernier et seul passage d'Aerosmith au Colisée remontait à 1998. Cinq ans plus tôt, le groupe avait sorti l'album à tubes «Get a Grip», le meilleur vendeur de sa carrière avec 20 millions de copies vendues. C'était l'époque de «Cryin'», «Crazy», «Livin' on the Edge».
En première partie, on a pu notamment entendre le groupe alternatif Our Lady Peace. La formation canadienne, qui s'est fait connaître dans les années 1990, n'était pas venue à Québec depuis 20 ans. «C'est une ville incroyable, vous êtes un public incroyable», a lancé le chanteur peu après son arrivée sur scène vers 20h15. «Innocent», «Superman is Dead», «Clumsy»... Les fans du genre ont eu droit aux chansons les plus connues du groupe.
Tout a commencé vers 21h40 quand Steven Tyler s'est avancé pour entonner - plutôt hurler - «Draw the line». Foulard, cape au vent et beaucoup beaucoup d'attitude. À ses côté, le guitariste Joe Perry, manteau de paillettes noires et verres fumées, balançait sa guitare comme si sa vie en dépendait.
Puis ce fut «Love in an Elevator», dans des vifs éclairages rouge et jaune. À l'avant, une longue allée permettait à Tyler de se balader et de se rapprocher du public. On a ensuite eu droit à l'une des phrases en français de la soirée. «Comment ça va Québec ?» puis ce fut «Falling in Love». Trois chansons à peine et Tyler avait déjà lâché la cape pour nous montrer ses bras tatoués.
Beaucoup se demandaient dans quel état serait la voix de Steven Tyler. La semaine dernière, le chanteur de 64 ans avait dû annuler un spectacle aux États-Unis à cause de soucis de ce côté-là. Or hier, pendant «Jaded», il a poussé une note très loin dans les hauteurs, de quoi détromper tous ceux qui doutaient de lui. Et à nouveau, pendant «What it Takes». Le monsieur a encore du chien.
On ne le sentait pas limité quand il chantait mais le concert était quand même entrecoupé de solos des autres musiciens qui n'étaient pas nécessairement indispensables. Était-ce pour lui permettre de se reposer ? Joey Krammer par exemple, s'est commis dans un solo de batterie assez longuet, frappant sur les caisses comme un forcené avec ses poings. Viril le spectacle.
Le groupe a présenté presque le même alignement de chansons qu'au spectacle de Laval plus tôt cette semaine. À Québec aussi, les balades des années 1990 comme «Crazy», «Cryin'» et «I don't wanna miss a thing» ont été écartées. On a par contre eu droit à des vieilles de la vieille en fin de spectacle comme «Sweet Emotions» et «Walk this Way». Et pour finir «Dream On» avec Tyler derrière un piano blanc. Il finit par monter dessus, des jets de fumées rose émergent du sol. Rien que ça.
Le groupe s'arrêtait au Festival d'été dans le cadre d'une tournée nord-américaine baptisée «Global Warming». Il doit samedi donner un concert à Grand Falls à Terre-Neuve. Le site des Plaines paraissait presque aussi rempli que pour la soirée de Bon Jovi mais cette fois, il n'a pas été fermé.
Le concert permettait de mesurer le grand nombre de succès du groupe. On a tendance à les associer aux tubes des années 1990 mais la première époque d'Aerosmith regorge de pièces marquantes du rock américain, qu'on pense à «Sweet Emotions» (mon meilleur moment du spectacle) ou «Dream On». Comme disait Slash de Guns n' Roses au magazine Rolling Stone, la jeune génération «n'a aucune idée de ce qu'était le Aerosmith classique». Outre Guns n' Roses, des groupes comme Soundgarden, Nirvana, Alice in Chains et Pearl Jam ont tous été fortement influencés par eux, précisait-il.
Malgré ses 40 quelque années au service du rock, le dernier et seul passage d'Aerosmith au Colisée remontait à 1998. Cinq ans plus tôt, le groupe avait sorti l'album à tubes «Get a Grip», le meilleur vendeur de sa carrière avec 20 millions de copies vendues. C'était l'époque de «Cryin'», «Crazy», «Livin' on the Edge».
En première partie, on a pu notamment entendre le groupe alternatif Our Lady Peace. La formation canadienne, qui s'est fait connaître dans les années 1990, n'était pas venue à Québec depuis 20 ans. «C'est une ville incroyable, vous êtes un public incroyable», a lancé le chanteur peu après son arrivée sur scène vers 20h15. «Innocent», «Superman is Dead», «Clumsy»... Les fans du genre ont eu droit aux chansons les plus connues du groupe.












