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Des Canailles à découvrir

12 juillet 2012 | Isabelle Porter | Musique
Avec Canailles, on nage dans le bluegrass, à mi-chemin entre Québec et la Louisiane.
Photo : Felix Bowles Avec Canailles, on nage dans le bluegrass, à mi-chemin entre Québec et la Louisiane.

Que les amateurs de Bernard Adamus ouvrent toutes grandes leurs oreilles. Le Festival présente aujourd’hui le groupe montréalais Canailles qui fait dans le même genre, et assez habilement. Bref portrait d’une belle gang de malcommodes.


Leur univers respire les beuveries. Ils ne sont pas fils ou filles de marins, mais on pourrait le croire. Sur le plan musical, on nage dans le bluegrass, à mi-chemin entre le Québec et la Louisiane. « C’est de la musique facile, qui parle aux gens, il y a une proximité », explique la chanteuse Daphné Brissette, dont la magnifique voix rauque produit tout un effet en spectacle.


Le groupe aime aussi le bluegrass parce qu’à l’époque, il venait du « petit peuple », ajoute-t-elle. « Y a presque un parallèle à faire avec le punk et le folk des années 1930, 1940, 1950. Musicalement, ça nous a toujours intéressés. »


Dans mon litte, Ramone-moi, J’l’haïs. Les titres de leurs chansons donnent une idée de l’esprit de la chose. Pour les avoir vus déjà au Cercle à Québec, leur férocité est contagieuse.


Le groupe, qui compte huit membres, vient de sortir son deuxième album, Manger du bois, réalisé par nul autre que Socalled. La bande s’est constituée par hasard au cours de sessions improvisées dans le parc Lafontaine à Montréal. « Alice, l’accordéoniste, et Dan [Tremblay, voix, banjo, guitare] pratiquaient des covers bluegrass dans le parc. […] Moi, ça adonnait que je connaissais les chansons qu’ils jouaient alors j’ai commencé à jouer avec eux autres, et c’est comme ça que ça a commencé », poursuit la chanteuse âgée de 24 ans.


Au départ, le groupe s’appelait les Drunken Sailors et se spécialisait dans les reprises de chansons connues, dans des fêtes d’amis. En migrant vers le français et de vraies compositions, ils ont gagné de nouveaux membres et le projet est devenu plus sérieux.


Pourquoi changer de langue ? « On est tous des gens qui vivent en français. Notre quotidien est en français, alors ça perdait un peu de son authenticité de chanter en anglais. »


Ce choix a poussé le groupe ailleurs musicalement. « Dans le country et le bluegrass, on trouvait que le français pouvait facilement virer au quétaine. C’est là qu’on a changé notre répertoire. On a réalisé qu’avec les sonorités plus blues ou cajun, le français sonnait vraiment mieux. »


À la place D’Youville aujourd’hui à midi.



Avec pas d’casque et les motos : le Festival reconnaît son erreur


À propos du défilé de motocyclettes qui a gâché le spectacle d’Avec pas d’casque mardi, le Festival a reconnu son erreur hier. « On l’a échappé », a déclaré hier le responsable de la programmation Louis Bellavance. « On a eu un problème d’horaire. C’était prévu qu’Avec pas d’casque commence plus tard et laisse passer le cortège de motos. Les motos devaient passer entre 17 h et 18 h et on devait avoir le temps avant le spectacle. C’est très dommage. »


 
 
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