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Festival d'été de Québec - Petit triomphe pour Moriarty au Cercle

6 juillet 2012 22h35 | Isabelle Porter | Musique
Québec - La formation française Moriarty n'a fait qu'une bouchée du Cercle hier soir lors d'un bref concert en 5 à 7. Une prestation qui augure fort bien pour ce groupe folk qui promet déjà de revenir en novembre.

La salle d'environ 200 places avait beau être pleine, on aurait entendu une mouche voler quand les six musiciens sont arrivés sur la scène un peu après 18h.

Après un bref numéro a capella, le groupe a entonné Private Lily de son premier album Gee Whiz But This is a Lonesome Town.

«C'est l'histoire de notre cousine qui s'est engagée dans l'armée pour payer ses études», a lancé la chanteuse Rosemary Standley. «Ça s'est passé dans le pays pas loin d'ici où il faut payer ses études», a ajouté l'un des gars de la bande, déclenchant une belle clapée dans la salle. Deux soirs en ligne au Festival que les musiciens font des allusions à la crise étudiante pour connecter avec la foule...

Avec leur look des années 1940, le banjo, la guimbarde, l'harmonica, et la voix haute perchée de la chanteuse, le dépaysement était pourtant là. Difficile à croire que le groupe est français et que tout ce beau monde ne vient pas du Sud des États-Unis, se disait-on pendant le concert. Vérification faite, il semble que tous les membres du groupe ont des parents américains.

Leur chanson Jimmy, une histoire de bison perdu dans la plaine, nous a valu quelques instants de pure beauté alors que la foule entonnait avec la chanteuse le refrain à la perfection. Magique.

Les membres du groupe ont d'ailleurs semblé surpris que la foule connaisse si bien leur répertoire. «Il y a beaucoup de Français ?» a demandé l'un d'eux avant de se faire répondre par un «oui» massif.

On a aussi bien aimé Decaf, une chanson en hommage à David Lynch qui raconte le rêve d'un homme mort qui découvre... le café décaféiné. Il y a aussi eu la très belle Isabella et une reprise de Hank Williams en rappel.

Mais on en aurait pris davantage comme leur reprise de Enjoy the silence de Depeche Mode ou encore la rigolote Lovelinesse... Heureusement, ils ont annoncé pendant le spectacle qu'ils seraient de retour en novembre.

Sophie Hunger à l'Impérial

Toujours dans le créneau folk européen, la suissesse Sophie Hunger nous avait promis vers 20h un petit hommage personnel à Bob Dylan. Après un bref coup de chapeau au mentor de l'autre, Woody Guthrie, elle a attaqué Let me follow you down à la grande satisfaction du public qui était venu pour ça.

La chanteuse avait fait ses devoirs et a livré une interprétation bien sentie de chansons parmi les plus connues telles Don't think twice it's allright, She belongs to me ou encore It ain't maybe. Fidèle à ses habitudes, le public de Québec s'est montré très enthousiaste. La dame était ravie.

On se serait cru par moments dans une boîte à chansons étant donné le répertoire et le minimalisme. La scène paraissait d'ailleurs un peu grande pour une entreprise aussi modeste. The times they are changin' a été particulièrement appréciée de l'assistance même si cette fois-là, on n'a pas eu de commentaires sur le printemps étudiant.



 
 
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