Trois violons et deux violoncelles en banque
Les trois violons et deux violoncelles nouvellement acquis bonifient généreusement la collection, qui passe de 14 à 19 instruments et un archet.
« C’est exceptionnel », explique Johanne Laroque Poirier, chef des prix et dotations au CAC. D’autant plus que la récolte fertile découle en bonne part d’un legs inattendu de 1,1 million de dollars. Une mélomane décédée il y a quelques années, Edith Davis Webb, avait fait mention de la BIM dans son testament. « On ne connaissait même pas la dame, poursuit-elle. Ç’a été une surprise. »
Cet héritage a permis d’acheter les violons Jean-Baptiste Vuillaume de 1871 (évalué à 250 000 $) et Stefano Scarampella de 1900 (évalué à 160 000 $), ainsi que le violoncelle Joannes Franciscus Celoniatus Newland de 1730, la plus prestigieuse des acquisitions, évalué à 750 000 $. Le CAC se voit aussi confier le violon Janaruis Gagliano Miller de 1768 (évalué à 300 000 $) par Mme Miller de Toronto, ainsi que le violoncelle Carlo Guiseppe Oddone de 1929 (évalué à 200 000 $) par un bienfaiteur anonyme.
Environ le tiers de la BIM est constitué de dons, le reste provient de prêts. L’ensemble de la collection est évalué à plus de 29 millions de dollars. Ces violons, violoncelles et archets ont été fabriqués par des maîtres luthiers tels Stradivarius, Gagliano et Pressenda.
Le dernier concours de la BIM, en 2009, a permis à plusieurs jeunes musiciens québécois comme Caroline Chéhadé, Chloé Dominguez et Min-Jeong Koh, de profiter d’un prêt. « L’objectif du programme est de faire un prêt à un musicien au seuil d’une carrière internationale de soliste ou chambriste », précise Mme Laroque Poirier.








