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Les ventes de billets pour le Festival de jazz de Montréal accusent un certain retard

Le président Alain Simard ne partage pas l’inquiétude de Gilbert Rozon

Les ventes de billets pour le prochain Festival international de jazz de Montréal (FIJM) accusent un certain retard sur la moyenne des dernières années : une situation en partie attribuable au conflit étudiant, croit-on au sein de la direction. Mais rien pour inquiéter le président, Alain Simard.

«L’inquiétude de Gilbert Rozon [qui a convoqué les leaders étudiants cette semaine pour s’assurer que des manifestations ne viseront pas le festival Juste pour rire], je ne l’ai jamais partagée et je ne la partage pas », a confié M. Simard en marge de la conférence de presse dévoilant les 750 spectacles extérieurs gratuits. « Je fais confiance aux jeunes, on fait ce festival pour eux. » Et pas « question d’augmenter la sécurité, qui est de toute façon assurée par des étudiants », dit-il. Le recul dans les préventes de billets serait de « moins de 10 % », selon M. Simard, qui croit que « ça peut se rétablir d’ici trois semaines ».


Ce n’est toutefois pas le segment de programmation annoncé hier qui aidera à rétablir la situation : tout est gratuit dans le volet extérieur. Et comme toujours, l’éclectisme le plus complet domine. Les festivités débuteront donc avec Rufus Wainwright (c’était déjà annoncé) le 28 juin. Les deux autres grands événements mettront en vedette Escort (du « vrai » disco, le 3 juillet)et Chromeo (electrofunk, 7 juillet).


Procédons par plage horaire pour noter, tous les jours à 17 h, l’amical affrontement de deux brass bands. À 18 h, la place des Festivals fera un peu de place au jazz avec la série Gammes, où se produiront notamment le quintet d’Alexandre Côté et le batteur Karl Jannuska. Pour une couche de jazz hors salle supplémentaire, ce sera à 20 h ou à 22 h au parc des Festivals, avec entre autres Mark McKnight, le Jérôme Beaulieu Trio, le Chet Doxas Quartet et le Samuel Blais Quartet.


Trois plages horaires sont réservées au blues, à 19 h, à 21 h et à 23 h (angle De Montigny et Clark). Quelques habitués (Jim Zeller pour une 28e année), quelques retours appréciés (Steve Hill en solo), quelques nouveautés (They Call Me Rico).


À 20 h, angle Clark et Sainte-Catherine, le world sera à l’honneur. Une heure plus tard, la grande scène sera offerte à Ian Kelly et sa pop-folk, à Souad Massi ou à The Souljazz Orchestra. Éclectisme, disions-nous. Les amateurs de grooves qui groovent viseront plutôt l’angle Clark et Sainte-Catherine à 22 h (Boogat et Coyote Bill - nouveau projet de Charles Papasoff) et aussi certainement L’Astral sur le coup de minuit pour les soirées DJ pilotées par Poirier et Ghostbeard, Jazz Amnesty Sound System (Andy Williams) ou Canicule Tropicale.


 
 
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