Pierre Fortin lance Mécanique d'hiver, son premier album solo - L'hiver de force
Pierre Fortin
C4/Sélect
En magasin mardi
Après le gros rock sale, le folk planant. Sur son premier disque solo, Pierre Fortin laisse un peu de côté ses tambours fracassants et fait remonter à la surface des ambiances plus sombres et des textes introspectifs écrits dans les froids mois d'hiver suivant les tournées estivales.
Mais la pomme n'est quand même pas tombée très loin de l'arbre musical du Jeannois. Ce Mécanique d'hiver se révèle par exemple comme le cousin du volet plus lent de Galaxie, le groupe d'Olivier Langevin pour qui Pierre Fortin joue la batterie. On n'est pas non plus à des lieues des récentes pièces de sa collègue Mara Tremblay ou du projet country Les Frères Cheminaud. Les amateurs de Fred Fortin (pas de lien de parenté) y trouveront aussi des airs de famille avec l'album Planter le décor.
Pierre Fortin, qu'on peut aussi entendre avec Les Dales Hawerchuck, travaillait à des chansons depuis environ deux ans, dans le studio maison qu'il se construisait. «Au fond, je ne voulais même pas faire un disque, j'enregistrais mes pièces chez nous dans le but d'apprendre les programmes, raconte-t-il candidement. J'avais des textes qui traînaient et, tant qu'à enregistrer, je me suis amusé à faire des arrangements. J'avais déjà de bons repères à force de travailler avec Olivier Langevin et Pierre Girard», deux complices du musicien.
Mine de rien, une trentaine de chansons dormaient dans son ordinateur. Fortin a pigé dans le lot, laissant de côté les titres les plus bruyants. «Ça ne me tentait pas de faire un autre disque de rock, de sons abrasifs. Ça fait quand même sept ans que je fais ça. Et Pierre Girard aimait bien l'univers introspectif, l'ambiance tordue, mélancolique» de quelques titres.
Avec son bras droit, Olivier Langevin, Fortin a construit Mécanique d'hiver autour des deux ou trois titres les plus mélodiques (Enligne, Formule magique, La guerre est déclarée), où la guitare acoustique est plus présente. «On avait le droit de s'écarter un peu, mais pas trop loin, il fallait tourner autour de cette bulle.»
Pierre Fortin est bien conscient que sa musique évoque celle des musiciens qui l'entourent. «C'est vrai que je suis resté dans ma zone de confort. Et aussi, je ne voulais pas le faire avec quelqu'un d'autre qu'Olivier. Avec le temps que j'avais entre tous mes projets, je me suis rendu plus loin avec Langevin que si je l'avais fait avec quelqu'un que je ne connaissais pas. Olivier ne se détournera pas pour me dire que telle ou telle affaire n'est pas bonne.»
Guerre intérieure
Dans Mécanique d'hiver, Pierre Fortin nous plonge dans un univers au ciel gris, aux arbres sans feuilles, où, isolé par la saison froide, on se plonge dans les réflexions. Le musicien y parle même de guerre. «C'est peut-être toutes sortes de guerres, la guerre contre soi-même, qui est constante.»
La vie de tournée, loin de la maison mais près du bar, est au coeur des textes de nature autobiographique. Mais c'est loin d'être des «tounes de party». «La vie quotidienne et le fait qu'on soit toujours parti, ça amène des confrontations», résume-t-il. Il y a des fantômes dans les parages, des démons intérieurs, de beaux moments aussi — il y a des guerres qu'on gagne, quoi.
Pierre Fortin n'arrête pas ses autres projets pour son disque solo et gardera avec plaisir l'étiquette rock qui lui colle à la peau. «Je joue au Métropolis samedi, avec Galaxie, et je vais essayer de détruire le "kit de drum" comme à tous les spectacles. Mais mon disque solo m'ouvre des portes. Reste à savoir où ça peut me mener. Je vais laisser le disque aller.»
Mais la pomme n'est quand même pas tombée très loin de l'arbre musical du Jeannois. Ce Mécanique d'hiver se révèle par exemple comme le cousin du volet plus lent de Galaxie, le groupe d'Olivier Langevin pour qui Pierre Fortin joue la batterie. On n'est pas non plus à des lieues des récentes pièces de sa collègue Mara Tremblay ou du projet country Les Frères Cheminaud. Les amateurs de Fred Fortin (pas de lien de parenté) y trouveront aussi des airs de famille avec l'album Planter le décor.
Pierre Fortin, qu'on peut aussi entendre avec Les Dales Hawerchuck, travaillait à des chansons depuis environ deux ans, dans le studio maison qu'il se construisait. «Au fond, je ne voulais même pas faire un disque, j'enregistrais mes pièces chez nous dans le but d'apprendre les programmes, raconte-t-il candidement. J'avais des textes qui traînaient et, tant qu'à enregistrer, je me suis amusé à faire des arrangements. J'avais déjà de bons repères à force de travailler avec Olivier Langevin et Pierre Girard», deux complices du musicien.
Mine de rien, une trentaine de chansons dormaient dans son ordinateur. Fortin a pigé dans le lot, laissant de côté les titres les plus bruyants. «Ça ne me tentait pas de faire un autre disque de rock, de sons abrasifs. Ça fait quand même sept ans que je fais ça. Et Pierre Girard aimait bien l'univers introspectif, l'ambiance tordue, mélancolique» de quelques titres.
Avec son bras droit, Olivier Langevin, Fortin a construit Mécanique d'hiver autour des deux ou trois titres les plus mélodiques (Enligne, Formule magique, La guerre est déclarée), où la guitare acoustique est plus présente. «On avait le droit de s'écarter un peu, mais pas trop loin, il fallait tourner autour de cette bulle.»
Pierre Fortin est bien conscient que sa musique évoque celle des musiciens qui l'entourent. «C'est vrai que je suis resté dans ma zone de confort. Et aussi, je ne voulais pas le faire avec quelqu'un d'autre qu'Olivier. Avec le temps que j'avais entre tous mes projets, je me suis rendu plus loin avec Langevin que si je l'avais fait avec quelqu'un que je ne connaissais pas. Olivier ne se détournera pas pour me dire que telle ou telle affaire n'est pas bonne.»
Guerre intérieure
Dans Mécanique d'hiver, Pierre Fortin nous plonge dans un univers au ciel gris, aux arbres sans feuilles, où, isolé par la saison froide, on se plonge dans les réflexions. Le musicien y parle même de guerre. «C'est peut-être toutes sortes de guerres, la guerre contre soi-même, qui est constante.»
La vie de tournée, loin de la maison mais près du bar, est au coeur des textes de nature autobiographique. Mais c'est loin d'être des «tounes de party». «La vie quotidienne et le fait qu'on soit toujours parti, ça amène des confrontations», résume-t-il. Il y a des fantômes dans les parages, des démons intérieurs, de beaux moments aussi — il y a des guerres qu'on gagne, quoi.
Pierre Fortin n'arrête pas ses autres projets pour son disque solo et gardera avec plaisir l'étiquette rock qui lui colle à la peau. «Je joue au Métropolis samedi, avec Galaxie, et je vais essayer de détruire le "kit de drum" comme à tous les spectacles. Mais mon disque solo m'ouvre des portes. Reste à savoir où ça peut me mener. Je vais laisser le disque aller.»








