Concerts classiques - Résonance et atomisation
À retenir
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PRO MUSICA
Récital Lise de la Salle (piano). Ravel: Miroirs. Debussy: Six Préludes extraits des Livres I et II (Les fées sont d'exquises danseuses, Les Sons et les parfums tournent dans l'air du soir, Ce qu'a vu le vent d'ouest, Des pas sur la neige, La Danse de Puck, Feux d'artifice).
Schumann: Études symphoniques (avec variations posthumes).
Maison symphonique de Montréal, lundi 6 février 2012.
Lise de la Salle est venue déjà deux fois à Montréal: en avril 2011 avec l'OSQ et Yoav Talmi pour un 2e Concerto de Saint-Saëns tarabiscoté et, auparavant, en novembre 2007, en récital à Pro Musica. La seconde partie du récital d'alors était consacrée aux Études symphoniques avec variations posthumes de Schumann, resservies hier soir chez le même présentateur.
En 2007, Lise de la Salle était tombée sur la casserole du Théâtre Maisonneuve, dans un mauvais soir en plus. Elle jouait hier soir sur l'instrument jadis entendu à la salle Wilfrid-Pelletier. On aurait aimé qu'il soit d'emblée un peu mieux réglé.
Lise de la Salle s'est retrouvée dans une salle clairsemée avec un réglage acoustique peu adapté. Il aurait fallu tirer quelques rideaux pour absorber une réverbération aussi gênante. Entre la pédale et l'acoustique, le concert a eu pour une bonne part une dimension d'étude sur la résonance. Dès la seconde pièce des Miroirs, Oiseaux tristes, Lise de la Salle s'est adonnée à l'exercice en mesurant les tempos, en nivelant quelque peu les oppositions rythmiques (Les Sons et les parfums tournent dans l'air du soir) au profit des oppositions dynamiques, notamment dans Ce qu'a vu le vent d'ouest et Feux d'artifice, intervertis par rapport à l'ordre du programme. Ils ont bénéficié de la densité sonore du jeu de Lise de la Salle, en pleine possession de ses moyens, avec une «patte» gauche impressionnante.
La maîtrise de Schumann était plus impressionnante qu'en 2007, avec un jeu plus axé sur les flux. Ces Variations symphoniques ont été cependant littéralement atomisées par une interpolation étrange des variations posthumes qui en cassaient la progression. L'idée la plus contestable était la séparation en deux de la 10e Étude par la Variation 5.
Il n'en reste pas moins que Lise de la Salle s'est montrée impressionnante dans la gestion de la matière pianistique dans un récital dix fois plus intéressant que celui d'Hélène Grimaud dans une salle dix fois moins remplie!
En 2007, Lise de la Salle était tombée sur la casserole du Théâtre Maisonneuve, dans un mauvais soir en plus. Elle jouait hier soir sur l'instrument jadis entendu à la salle Wilfrid-Pelletier. On aurait aimé qu'il soit d'emblée un peu mieux réglé.
Lise de la Salle s'est retrouvée dans une salle clairsemée avec un réglage acoustique peu adapté. Il aurait fallu tirer quelques rideaux pour absorber une réverbération aussi gênante. Entre la pédale et l'acoustique, le concert a eu pour une bonne part une dimension d'étude sur la résonance. Dès la seconde pièce des Miroirs, Oiseaux tristes, Lise de la Salle s'est adonnée à l'exercice en mesurant les tempos, en nivelant quelque peu les oppositions rythmiques (Les Sons et les parfums tournent dans l'air du soir) au profit des oppositions dynamiques, notamment dans Ce qu'a vu le vent d'ouest et Feux d'artifice, intervertis par rapport à l'ordre du programme. Ils ont bénéficié de la densité sonore du jeu de Lise de la Salle, en pleine possession de ses moyens, avec une «patte» gauche impressionnante.
La maîtrise de Schumann était plus impressionnante qu'en 2007, avec un jeu plus axé sur les flux. Ces Variations symphoniques ont été cependant littéralement atomisées par une interpolation étrange des variations posthumes qui en cassaient la progression. L'idée la plus contestable était la séparation en deux de la 10e Étude par la Variation 5.
Il n'en reste pas moins que Lise de la Salle s'est montrée impressionnante dans la gestion de la matière pianistique dans un récital dix fois plus intéressant que celui d'Hélène Grimaud dans une salle dix fois moins remplie!
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