vendredi 25 mai 2012 Dernière mise à jour 17h49
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Vitrine du disque - Hommage raté aux poètes beat

Serge Truffaut   26 septembre 2009 21h27  Musique
Passionné de jazz, Jack Kerouac s'était permis d'enregistrer certains de ses poèmes en compagnie des saxophonistes Zoot Sims et Al Cohn. Ses écrits, le routier des lettres américaines les récitait. Il ne les chantait pas. Après lui, ses complices de la Beat Generation Allen Ginsberg et Kenneth Rexroth firent appel à des musiciens de jazz pour enrober leurs mots de «bibop».

Aujourd'hui, Lacy nous propose une suite en dix actes consacrée aux poètes de ce mouvement. Kerouac, Ginsberg, Burroughs, Rexroth sont présents, ainsi que Gregory Corso, Bob Kaufman, Lew Welch, Robert Creeley et Anne Waldman. Toutes les musiques ont été composées par Lacy. Pour mener à bien son projet, Lacy s'est entouré de ses compagnons habituels. Il y a John Betsch à la batterie, Jean-Jacques Avenel à la contrebasse, George Lewis au trombone et — hélas! trois fois hélas! —, Irène Aebi au chant. Le résultat est quelque peu désolant. Il plaira aux happy few mais pour le reste...

C'est bien simple, cet album est très en dessous des attentes qu'il suscite. Ce n'est pas ennuyeux. C'est pire: harassant. Ce que Lacy a produit est intéressant sur le strict plan instrumental. Mais dès que la voix d'Aebi se met à ponctuer le tout, on n'a qu'une envie: prendre la poudre d'escampette. Cette Beat Suite est le type même d'album qui permet à cette majorité dite silencieuse d'affirmer que le jazz, «c'est platte». C'est dire.

Serge Truffaut

The Philips Recordings

Nina Simone

Verve

Voilà ce qui s'appelle une grande initiative: les bonzes de Verve ont décidé de rééditer les enregistrements que Nina Simone, la rebelle du jazz, avait signés alors qu'elle était sous contrat avec Philips. Le tout se présente sous la forme d'un coffret de quatre compacts. Il faut peut-être préciser que bien des grands moments musicaux que Simone avait confectionnés dans les années 60 n'étaient plus disponibles depuis des lunes.

Enfant prodige, elle pianotait du Mozart à cinq-six ans. Adolescente douée, elle se retrouva à étudier la composition et les arrangements à la célèbre Julliard School of Music de New York avant de devenir professionnelle et de faire un pied de nez à tout ce qu'elle avait appris. Enfin, c'est pas tout à fait cela... Disons que la révolte chevillée au corps, la révolte découlant du racisme, l'a convaincue de se consacrer au blues, ou plutôt de faire en sorte que le blues, les aspérités qui lui sont propres, soit toujours présent. De toute sa vie, elle n'a jamais gommé le blues.

Curieusement, si l'on ose dire, cette artiste rompue au classicisme fut la chanteuse, avec Billie Holiday et Bessie Smith, la plus humaine ou la plus ancrée dans les émotions humaines. Écouter Simone est toujours touchant.

P.S.: I Put A Spell On You et Ne me quitte pas sont au programme.

S. T.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Voter
Pour en savoir plus
Critiques
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012