Spectacle hommage à Lhasa - La route chante en choeur
Photo : Source: Yves beauregard
De Lhasa, on a retenu le cœur absolu, le chant vibrant, les climats hypnotiques, la décharge émotionnelle, la douce délinquance et la richesse de son monde intérieur.
À retenir
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La route chante
au Rialto, vendredi 6 janvier et samedi 7 janvier à 20h00;
Renseignements : 514-842-1919, popmontreal.com
Depuis deux jours, les flocons tombaient tout doucement sur Montréal, mais avec une densité qui rendait l'atmosphère féerique. En ce premier dimanche de 2010, une grande douleur nous tenaillait pourtant: L'avant-veille Lhasa était passée dans l'au-delà. Deux ans plus tard, plusieurs de ses proches s'ouvrent le coeur pour lui rendre hommage en offrant le concert La route chante, ce soir et demain au Théâtre Rialto, là ou Lhasa aurait rêvé de chanter.
Sur cette route: aucun sentier battu ni frontière imposée, les hautes marées, le vertige et la vastitude de la vie avec Arthur H, Bïa, Patrick Watson & the Wooden Arms, Ariane Moffat, les frères Barr, Jérome Minière, Plants & Animals, Katie Moore, Thomas Hellman, Socalled, Marie-Jo Thério et d'autres. Une route intime s'ouvre aussi à ceux qui ont habité les trois disques de Lhasa. Certains comme Yves Desrosiers et Mario Légaré l'ont vu éclore. D'autres comme Sarah Pagé, Miles Perkin, Joe Grass, Andrew Barr et Freddy Koella ont accompagné les dernières aventures.
Avant Noël, quelques-uns sont réunis chez Patrick Watson. Mischa Karam, un des frère de Lhasa, de même que Dan Seligman de Pop Montréal y sont aussi. On parle de l'étoile disparue avec grande émotion: «Dans la famille, tout le monde était dans le cirque et Lhasa était un peu plus solitaire. C'était un geste presque rebelle d'être chanteuse. Elle avait une idée claire sur le sens à donner à l'acte de chanter. Elle disait aux autres chanteurs: regarde les gens, ne te cache pas, quitte à assumer ta vulnérabilité!», se rappelle Mischa.
D'autres témoignent avec acuité: «Elle est l'un des personnes les plus intègres que j'ai connu dans ma vie», confie Bïa. «La première fois que je l'ai approchée, c'était pour l'inviter à un concert bénéfice. La majorité des musiciens auraient dit oui tout de suite, mais avant d'accepter, elle a réfléchi avec intensité. Ça devenait quelque chose de profond pour elle», affirme Dan Seligman. «Sa passion pour la vie et pour la musique ouvrait des paysages. Elle était drôle, vivante et farouche», ajoute Arthur H, rejoint par téléphone.
De Lhasa, on a retenu le coeur absolu, le chant vibrant, les climats hypnotiques, la décharge émotionnelle, la douce délinquance et la richesse de son monde intérieur: «En la rencontrant, tu ressentais une sorte de vieille sagesse. C'était beau, tu voulais devenir plus gracieux», renchérit Brad Barr. «Elle était quelqu'un qui vivait dans une époque révolue. La magie qu'elle essayait d'apporter disparaît de notre monde», observe pour sa part Patrick Watson.
Et le spectacle? «Tout le monde est là pour le plaisir d'être proche des gens qui étaient proches de Lhasa. Ça sera ouvert et relax pour tous , dit Mischa. Patrick Watson conclut: «Il n'y a pas de règles pré-établies. Je ne viendrais pas pour voir jouer mon band préféré, mais parce que je suis inspiré par Lhasa. Plusieurs grands musiciens y seront, c'est une communauté». Autour d'une lueur éternelle!
Sur cette route: aucun sentier battu ni frontière imposée, les hautes marées, le vertige et la vastitude de la vie avec Arthur H, Bïa, Patrick Watson & the Wooden Arms, Ariane Moffat, les frères Barr, Jérome Minière, Plants & Animals, Katie Moore, Thomas Hellman, Socalled, Marie-Jo Thério et d'autres. Une route intime s'ouvre aussi à ceux qui ont habité les trois disques de Lhasa. Certains comme Yves Desrosiers et Mario Légaré l'ont vu éclore. D'autres comme Sarah Pagé, Miles Perkin, Joe Grass, Andrew Barr et Freddy Koella ont accompagné les dernières aventures.
Avant Noël, quelques-uns sont réunis chez Patrick Watson. Mischa Karam, un des frère de Lhasa, de même que Dan Seligman de Pop Montréal y sont aussi. On parle de l'étoile disparue avec grande émotion: «Dans la famille, tout le monde était dans le cirque et Lhasa était un peu plus solitaire. C'était un geste presque rebelle d'être chanteuse. Elle avait une idée claire sur le sens à donner à l'acte de chanter. Elle disait aux autres chanteurs: regarde les gens, ne te cache pas, quitte à assumer ta vulnérabilité!», se rappelle Mischa.
D'autres témoignent avec acuité: «Elle est l'un des personnes les plus intègres que j'ai connu dans ma vie», confie Bïa. «La première fois que je l'ai approchée, c'était pour l'inviter à un concert bénéfice. La majorité des musiciens auraient dit oui tout de suite, mais avant d'accepter, elle a réfléchi avec intensité. Ça devenait quelque chose de profond pour elle», affirme Dan Seligman. «Sa passion pour la vie et pour la musique ouvrait des paysages. Elle était drôle, vivante et farouche», ajoute Arthur H, rejoint par téléphone.
De Lhasa, on a retenu le coeur absolu, le chant vibrant, les climats hypnotiques, la décharge émotionnelle, la douce délinquance et la richesse de son monde intérieur: «En la rencontrant, tu ressentais une sorte de vieille sagesse. C'était beau, tu voulais devenir plus gracieux», renchérit Brad Barr. «Elle était quelqu'un qui vivait dans une époque révolue. La magie qu'elle essayait d'apporter disparaît de notre monde», observe pour sa part Patrick Watson.
Et le spectacle? «Tout le monde est là pour le plaisir d'être proche des gens qui étaient proches de Lhasa. Ça sera ouvert et relax pour tous , dit Mischa. Patrick Watson conclut: «Il n'y a pas de règles pré-établies. Je ne viendrais pas pour voir jouer mon band préféré, mais parce que je suis inspiré par Lhasa. Plusieurs grands musiciens y seront, c'est une communauté». Autour d'une lueur éternelle!
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