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    Les meilleurs disques anglophones en 2011 - How do you aigre-doux?

    22 décembre 2011 10h56 | Philippe Papineau | Musique
    Depuis quelques années, Montréal a attiré pas mal de musiciens anglophones du reste du pays ou des États-Unis. Ça se sent de plus dans les arrivages locaux, avec les Timber Timbre, The Barr Brothers ou Little Scream, qui se mesurent sans rougir aux grands du reste de la planète. Et cette année, les musiques aigres-douces ont le dessus.


    1- PJ Harvey, Let England Shake (Az): Voici l’album d’une écorchée vive, d’une chanteuse audacieuse mais en colère, et qui veut brasser son pays. PJ Harvey ne livre pas ici un disque bonbon: il faut travailler au corps ces pièces folk-rock, apprivoiser l’autoharpe qui se prend pour une guitare électrique, accepter la voix nasillarde, prendre un pas de recul pour voir l’ensemble. Et après, notre gorge se serre, nos poils se dressent, et le charbon devient diamant. Let England Shake ne mettra pas le feu à vos fêtes entre amis, mais vous déchirera le cœur les jours gris. Quand ça fait mal, ça fait du bien.

    PJ Harvey - Let England Shake





    2- Socalled, Sleepover (Dare To Care): Le déjanté et génial Montréalais Socalled a frappé un grand coup avec ce disque éclaté aux nombreux invités. Le rappeur et multi-instrumentiste nous avait habitués par le passé à un mélange entre hip-hop et musique traditionnelle juive, mais sur Sleeopover il se libère de l’étiquette sans la renier, offrant plus simplement de la bonne musique pop. Parfois il se fait réconfortant et doux, ailleurs hyper dansant, comme sur Work With What You Got, peut-être la meilleure chanson de 2011.

    Socalled - Work With Wath You Got



    3- Timber Timbre, Creep On Creepin’ On (Arts & Crafts): Il fait sombre, sombre ici. Il y a de l’écho à fond, des pianos inquiétants, mais il y a quand même un gros rayon de soleil qui perce les nuages. Le trio nouvellement installé à Montréal est porté par la voix ténébreuse de Taylor Kirk et une instrumentation discrète, cousue de cuivres et de cordes. Du grand art.

    Timber Timbre - Bad Ritual



    4- Little Scream, The Golden Record (Secretly Canadian): Ce disque commence bien une carrière pour Little Scream, de son vrai nom Laurel Sprengelmayer. À travers 10 titres folk-rock, la chanteuse oscille entre les perles aériennes (The Heron and The Fox) et les titres plus rapides bien ancrés dans un sol poussiéreux. On est au pays de Plants and Animals, de Neil Young, de Cat Power, avec une touche lunaire sur certains titres. Ma découverte anglo de 2011.

    Little Scream - Cannons



    5- The Black Keys, El Camino (Nonesuch): Fraîchement arrivé dans les rayons, le plus récent album du duo blues-rock The Black Keys mérite sa place dans ce palmarès. Le groupe de l’Ohio a su garder sa touche brute et accrocheuse tout en poussant davantage son son. Guitare et batterie sont doublés de chœurs et de clavier ronronnant, donnant une touche soul au tout. Parfait pour la route.

    The Black Keys - Gold On The Ceiling

     
     
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