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    Les cinq meilleurs disques jazz en 2011 - D'Athènes à Montréal

    22 décembre 2011 12h16 |Serge Truffaut | Musique
    Soyons francs du collier: établir la liste des cinq meilleurs de l’année relève désormais de la pure subjectivité. C’est ainsi, c’est comme ça, parce qu’entre l’avalanche de nouvelles «technobébelles», qui favorisent notamment l’autoproduction, et la soustraction de distributeurs canadiens distribuant des disques confectionnés en Europe comme aux États-Unis, le chroniqueur, à moins d’être un vantard perclus de vanités, ne peut plus prétendre avoir une vue d’ensemble logeant à l’enseigne de l’objectivité. Bon. Voici donc les disques qui nous ont régalés.

    1- Charles Lloyd-Maria Farantouri, Athens Concert (ECM) Entre deux plans d’austérité imposés aux Grecs, l’étiquette allemande ECM a publié un double compact enregistré live à Athènes fait de chants de résistance, de la Suite grecque composée par Mikis Theodorakis, et de compositions originales du saxophoniste Lloyd. Entre le lyrisme de ce dernier et la voix poignante de Farantouri, cet album s’avère le plus intense de 2011.

    Charles Lloyd & Maria Farantouri - Kratissa Ti Zoi Mou



    2- James Farm, James Farm (Nonesuch) L’album éponyme de ce quartet réunit Joshua Redman aux saxos, Aaron Parks au piano, Matt Penman à la contrebasse et Eric Harland à la batterie. Fait uniquement, c’est à souligner, de pièces écrites par les membres de la «Ferme de James», cet album résume à lui seul le versant moderne du jazz. Bref, il est de son temps.

    James Farm - Polliwog



    3- W. Marsalis & E. Clapton, Play the Blues (Rhino - Warner) Ils jouent le blues mais aussi de vieux, vieux jazz. La vidéo comme le disque ont été captés en public au Lincoln Center de New York. Clapton et Marsalis sont accompagnés par huit militants des plaisirs musicaux se conjuguant avec la simplicité et la fraîcheur. C’est très sympathique, très convaincant, extrêmement joyeux. C’est du jazz ou du blues pour les 7 à 77 ans. Dans le meilleur sens du terme, ce Marsalis-Clapton est un album très grand public.

    Wynton Marsalis & Eric Clapton - Layla



    4- Neal Smith, Live at Smalls (Smalls) On a choisi cet album du batteur Smith comme on aurait pu choisir celui du pianiste Ethan Iverson ou du vétéran Louis Hayes. On s’explique. Ce live enregistré au club Smalls de New York symbolise à lui seul ce qui suit: l’étiquette Smalls mérite, à notre avis, le titre d’étiquette de l’année. Tous les albums publiés jusqu’à présent, tous des live, sont propres à régaler les amateurs de «bibeaupe». Quoi d’autre? Ils sont la preuve que le jazz n’est vraiment pas à l’agonie.

    Neal Smith - With Malice Towards None



    5- Kevin Dean, A Message from The Dean (Cellar Live) Après des années de silence discographique, ce trompettiste américain ayant adopté Montréal a réalisé un album d’un classicisme extraordinaire. Autrement dit, un album intemporel parce que fait de compositions originales ayant bien de ces accents chers à Horace Silver. Accompagné d’André White au piano, Alec Walkington à la contrebasse et Dave Laing à la batterie, ce CD est aussi onctueux qu’un grand Bourgogne. C’est aussi fin qu’apaisant.

    Kevin Dean Quartet - Serengeti


     
     
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